« La culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », dénonce Raymond Vall
Le sénateur (RDSE) du Gers regrette que les géants de la grande distribution aient continuellement cassé les prix au détriment des agriculteurs. Pour l’élu, les circuits courts sont aujourd’hui une des solutions indispensables pour l’avenir de l’agriculture.

« La culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », dénonce Raymond Vall

Le sénateur (RDSE) du Gers regrette que les géants de la grande distribution aient continuellement cassé les prix au détriment des agriculteurs. Pour l’élu, les circuits courts sont aujourd’hui une des solutions indispensables pour l’avenir de l’agriculture.
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« Durant ces 40, 50 dernières années, on a laissé supposer qu’il n’y avait pas de prix », s’est ému le sénateur (RDSE) du Gers sur l’émission Sénat 360 consacré aux circuits courts. « Cette culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », selon Raymond Vall qui s’indigne que les prix aient été cassés sur le dos des agriculteurs.

« Le produit contrôlé, certifié, il a un prix et c’est ce que la grande distribution doit comprendre », insiste le sénateur. Alors que les agriculteurs n’ont pas toujours les moyens d’imposer leurs prix aux distributeurs. Lles circuits courts, qui se sont développés ces dernières années, peuvent représenter une aubaine pour eux. « Les circuits courts sont absolument indispensables pour trouver cette valeur ajoutée, sinon la grande distribution continuera à vouloir s’éliminer entre elles au détriment de l’agriculteur », analyse Raymond Vall.

Circuits courts : l'avenir de l'agriculture ?
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Mais si l’écrasante majorité des élus louent le développement des circuits courts, qui réduit drastiquement le nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur, les politiques ne sont pas toujours au rendez-vous. C’est ce qu’explique sur notre plateau Charles Guirriec, jeune fondateur de Poiscaille, qui comme son nom l’indique, organise des circuits courts entre les pêcheurs et les consommateurs. Alors que Charles Guirriec a essayé de monter un partenariat avec un lycée de Seine-Saint-Denis, ce dernier s’est rendu compte que le budget cantine de cet établissement lui permettait de payer le pêcheur à hauteur d’un euro seulement par poisson. « Ce n’est pas du tout notre politique, notre minimum c’est 3 ou 4 euros », déplore-t-il.

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