« La culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », dénonce Raymond Vall
Le sénateur (RDSE) du Gers regrette que les géants de la grande distribution aient continuellement cassé les prix au détriment des agriculteurs. Pour l’élu, les circuits courts sont aujourd’hui une des solutions indispensables pour l’avenir de l’agriculture.

« La culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », dénonce Raymond Vall

Le sénateur (RDSE) du Gers regrette que les géants de la grande distribution aient continuellement cassé les prix au détriment des agriculteurs. Pour l’élu, les circuits courts sont aujourd’hui une des solutions indispensables pour l’avenir de l’agriculture.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Durant ces 40, 50 dernières années, on a laissé supposer qu’il n’y avait pas de prix », s’est ému le sénateur (RDSE) du Gers sur l’émission Sénat 360 consacré aux circuits courts. « Cette culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », selon Raymond Vall qui s’indigne que les prix aient été cassés sur le dos des agriculteurs.

« Le produit contrôlé, certifié, il a un prix et c’est ce que la grande distribution doit comprendre », insiste le sénateur. Alors que les agriculteurs n’ont pas toujours les moyens d’imposer leurs prix aux distributeurs. Lles circuits courts, qui se sont développés ces dernières années, peuvent représenter une aubaine pour eux. « Les circuits courts sont absolument indispensables pour trouver cette valeur ajoutée, sinon la grande distribution continuera à vouloir s’éliminer entre elles au détriment de l’agriculteur », analyse Raymond Vall.

Circuits courts : l'avenir de l'agriculture ?
00:35

Mais si l’écrasante majorité des élus louent le développement des circuits courts, qui réduit drastiquement le nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur, les politiques ne sont pas toujours au rendez-vous. C’est ce qu’explique sur notre plateau Charles Guirriec, jeune fondateur de Poiscaille, qui comme son nom l’indique, organise des circuits courts entre les pêcheurs et les consommateurs. Alors que Charles Guirriec a essayé de monter un partenariat avec un lycée de Seine-Saint-Denis, ce dernier s’est rendu compte que le budget cantine de cet établissement lui permettait de payer le pêcheur à hauteur d’un euro seulement par poisson. « Ce n’est pas du tout notre politique, notre minimum c’est 3 ou 4 euros », déplore-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

« La culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », dénonce Raymond Vall
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

« La culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », dénonce Raymond Vall
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le

« La culture de la grande distribution a fait des dégâts énormes », dénonce Raymond Vall
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le