Elle a commencé avec Pompidou et terminera avec Macron : la "doyenne" de l’Elysée, Evelyne Richard, 73 ans, qui, depuis 1969, gère d’une main de...
La dame de l’ombre de l’Elysée quitte la scène
Elle a commencé avec Pompidou et terminera avec Macron : la "doyenne" de l’Elysée, Evelyne Richard, 73 ans, qui, depuis 1969, gère d’une main de...
Par Laurence BENHAMOU
Temps de lecture :
5 min
Publié le
Elle a commencé avec Pompidou et terminera avec Macron : la "doyenne" de l’Elysée, Evelyne Richard, 73 ans, qui, depuis 1969, gère d’une main de fer les déplacements des journalistes qui suivent le président, quitte ses fonctions fin octobre.
Inconnue du grand public, cette dame blonde à l'autorité souriante et inflexible, est célèbre et respectée dans les palais du pouvoir du monde entier. Depuis 48 ans, elle a accompagné des milliers de "VO" (voyages officiels), se battant bec et ongles pour que les médias français puissent couvrir dans les meilleures conditions les périples présidentiels.
Evelyne Richard s'entretient avec Maurice Gourdault-Montagne, conseiller diplomatique de Jacques Chirac, le 3 février 2007 au Palais de l'Elysée
AFP/Archives
Etudiante en droit, elle arrive à l'Elysée en 1969 dans les bagages de Georges Pompidou et reste à son poste sous Giscard d'Estaing.
"En mai 1981", se souvient Pierre Favier, qui couvrait l'Elysée pour l'AFP, "les socialistes se méfient d'elle, ils pensent qu’elle est de droite, se demandent si elle sera loyale au nouveau pouvoir. Cela n'a duré que quelques jours, ils se sont vite rendu compte qu’ils ne savaient pas faire sans elle".
En 2017, infatigable, elle est toujours là. Dès le premier VO d'Emmanuel Macron, elle arpente le sable du désert sur la base de Gao, au Mali.
Elle fait tous les voyages présidentiels deux fois: le "préparatoire" pour repérer les lieux puis le VO lui-même, en cornaquant parfois plus de cent journalistes aux contraintes multiples -transmissions, emplacement des caméras, délais de bouclage- au milieu d'exigences de sécurité draconiennes.
De sa voix inimitable, elle houspille ceux qui entravent sa mission, douaniers chinois tatillons ou journalistes retardataires.
"A la Maison Blanche où elle allée plus de cent fois, on redoutait Evelyne car elle réclamait pour les journalistes français la même place que pour les Américains", se remémore Pierre Favier.
Évelyne Richard et son époux Jean-Philippe, lors d'un dîner d'État à l'Élysée, le 6 juin 2014
POOL/AFP/Archives
"Evelyne ne sert pas un président mais la présidence. Jacques Chirac l'a faite chevalier de la Légion d'honneur et François Hollande l'élèvera au grade d'officier", se souvient Philippe Goulliaud, qui a couvert l'Elysée pour l'AFP sous Jacques Chirac.
"Elle EST l'Elysée", témoigne Guillaume Bazaille, ex-conseiller presse de Nicolas Sarkozy. "Nous avons apporté des changements mais il fallait s’appuyer sur ce que représente l’Elysée en France et à l'international. Elle en était le pilier. Si la presse travaille dans les meilleures conditions, c'est un meilleur rendu pour les présidents et l’image de la France".
"C’est le symbole de la continuité républicaine", estime Franck Louvrier, l'ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy. "Elle a su s’adapter à l'évolution des médias, de l'ORTF aux réseaux sociaux. Elle a répondu à l’exigence que demande la présidence, car il ne doit y avoir aucun faux pas".
- Motus sur les coulisses -
Quelle n'a pas été la surprise de François Hollande, qui l'avait connue 30 ans plus tôt, de la retrouver à la même place en 2012 ! "Je l’ai rencontrée en 1981-1982, quand j’étais jeune conseiller à l'Elysée, laissée en héritage par le président Giscard d'Estaing", raconte-t-il à l'AFP.
Evelyne Richard arrive le 21 juin 2007 à l'Elysee alors que Nicolas Sarkozy consulte les dirigeants politiques nationaux avant le Conseil européen
AFP/Archives
"Elle s'est vite rendue indispensable pour assurer les premiers déplacements de François Mitterrand. Elle est restée 14 ans avec lui, 12 avec Jacques Chirac, 5 avec Nicolas Sarkozy. En 2012, j'ai été ravi de la savoir encore là, prête à poursuivre sa mission. Les présidents pouvaient passer, Evelyne Richard restait, inaltérable et inamovible".
"Elle incarne la continuité de l'Etat. Un voyage présidentiel, c’est la France qui se déplace, la presse y a forcément sa place. Sans elle, les journalistes n'auraient pas pu faire aussi bien leur travail", estime l'ancien président.
"On m'a dit à mon arrivée +Comment? Tu ne connais pas Evelyne Richard ?+", raconte Gaspard Gantzer, son ex-conseiller en communication. "C'est la première personne que je suis allé voir à l'Elysée, dans son bureau couvert de photos avec les présidents français, américains et même la reine d’Angleterre".
Au grand dam des éditeurs, elle refuse de raconter ce qu'elle a vu. "Elle restera très discrète. C'est une grande dame de l’ombre", résume Guillaume Bazaille.
La présidence Macron ne la remplacera pas, les attachés de presse gérant "le fond et la forme". "On maîtrise mieux les deux quand on a une vue d'ensemble. Elle était sur un modèle qui n'existe plus", affirme l'Elysée.
Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.