« La décentralisation ne doit pas être une décentralisation placebo » estime Dominique Bussereau
Lors du congrès de l’ADF, Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France, a rappelé les difficultés des élus causées par la suppression de la taxe d’habitation. Il a martelé l’importance d’une véritable décentralisation.

« La décentralisation ne doit pas être une décentralisation placebo » estime Dominique Bussereau

Lors du congrès de l’ADF, Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France, a rappelé les difficultés des élus causées par la suppression de la taxe d’habitation. Il a martelé l’importance d’une véritable décentralisation.
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« C'est un congrès pluvieux mais ce n'est pas pour autant un congrès heureux » a déclaré Dominique Bussereau le président de l’Assemblée des départements de France, à l’ouverture de son 89e congrès, donnant le ton.

Soulignant encore et encore les conséquences négatives de la suppression de la taxe d’habitation par le gouvernement, il a critiqué le manque d’autonomie financière des élus « On nous enlève tout simplement (…) l'autonomie financière pour les collectivités locales. C'est la possibilité de lever l'impôt (…) et d’avoir un rapport avec nos citoyens sur l’impôt (…) Nous tenons à cette autonomie, On nous l'enlève en nous accordant (...) une compensation par la TVA. Mais (…) le compte n'y est pas ».

Le président de l’Assemblée des départements de France ne veut pas d’une décentralisation qui n’en a que le nom : « La décentralisation ne doit pas être une décentralisation placebo. Cela doit être une vraie franche décentralisation dans laquelle l'État se concentre sur ses missions régaliennes mais sort des missions de la vie quotidienne, dans lequel il n'est pas bon, il n'a pas de moyens et dans lesquels sa présence n'est plus nécessaire ».

Et de tacler encore l’exécutif : « Aujourd'hui, on voit bien que le mot décentralisation a du mal à passer dans les gosiers ministériels ».

« Je voudrais que le gouvernement nous écoute » insiste Dominique Bussereau.

 « Je n'ai pas le sentiment que nous demandons la lune. Nous demandons à être payés pour ce que nous faisons, nous demandons à ce qu'on nous donne les ressources financières pour améliorer nos prestations, nous demandons à faire encore plus de boulot sur le terrain, par la décentralisation ».

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