La défiscalisation des heures supplémentaires pas enterrée
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé mercredi que le gouvernement allait mettre en oeuvre l'exonération...

La défiscalisation des heures supplémentaires pas enterrée

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé mercredi que le gouvernement allait mettre en oeuvre l'exonération...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé mercredi que le gouvernement allait mettre en oeuvre l'exonération fiscale des heures supplémentaires promise par Emmanuel Macron pendant la campagne mais qui ne figure pas dans les récentes mesures annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe.

"Vous avez raison, c'est cette majorité qui va faire la défiscalisation des heures supplémentaires, celle que le candidat François Fillon a refusé de mettre dans son programme présidentiel", a déclaré M. Darmanin lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, répondant à la députée LR Frédérique Meunier.

Le ministre n'a toutefois pas donné plus de détail sur le calendrier de cette réforme.

Mesure emblématique du quinquennat Sarkozy et de son "travailler plus pour gagner plus", l'exonération des heures supplémentaires a été annulée en 2012, dès l'élection de François Hollande. Une décision contestée, y compris à gauche, pour ses effets néfastes sur le pouvoir d'achat des salariés modestes.

Emmanuel Macron, alors qu'il était en campagne présidentielle, avait promis de rétablir l'exonération des cotisations sociales pour les heures supplémentaires.

Mais cette mesure n'a été évoquée ni dans le discours de politique générale qu'Edouard Philippe a prononcé le 4 juillet, ni dans son entretien aux Echos publié mercredi. Elle ne figure pas non plus dans le document d'orientation budgétaire transmis mardi aux parlementaires.

Selon une étude de l'Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE), cette exonération coûterait trois milliards d'euros par an en moyenne au cours du quinquennat et pourrait détruire près de 19.000 emplois à l'horizon 2022.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le

Lyhanna Case – Funerals and Last Tribute.
4min

Politique

Affaire Lyhanna : « Pertes de temps, défaillances et absence de suivi de procédure », pointe le  pré-rapport d’inspection

Trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, l'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice a présenté un premier rapport destiné à faire la lumière sur les dysfonctionnements et les erreurs individuelles qui ont conduit à cette affaire qui a ému la France entière. Devant la presse, les deux inspecteurs généraux de la justice et de la gendarmerie, ont confirmé que la plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella n'avait « pas été traitée comme une procédure prioritaire », par les services d'enquête et le parquet du Gers.

Le