"Ca fait 30 ans que François Fillon (...) gère de l'argent public. Trente ans d'une vie exemplaire, sans un scandale, sans une casserole, sans un soupçon", a assuré la présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse sur France Inter.
"Du jour au lendemain, à 3 mois de l'élection, il devrait porter sur ses épaules tout le fardeau des pratiques parlementaires de la Ve République? Je trouve que la ficelle est un peu grosse", a-t-elle ajouté.
Le parquet national financier enquête sur des soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon comme attachée parlementaire et au sein de La Revue des Deux Mondes.
Thierry Solère, porte-parole du candidat, a lui fustigé sur franceinfo un "tribunal médiatique" qui entretiendrait le "soupçon" à moins de trois mois de la présidentielle.
François Fillon et Eric Ciotti le 11 janvier 2017 à Menton
AFP/Archives
"Je n'ai pas trouvé la même célérité lorsqu'un livre est paru (...) interrogeant les pratiques de M. Macron lorsqu'il était ministre de l'Economie", a dénoncé sur RTL le député (LR) des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.
Des journalistes affirment dans le livre "Dans l'Enfer de Bercy", que selon leurs "informations", "en 2016, Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80% de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget".
"C'est le tenant de cette gauche hypocrite, seul héritier après la primaire de M. Hollande", a critiqué M. Ciotti, alors que Mme Pécresse l'a qualifié de candidat de "l'extrême-flou" et d'une "forme de populisme".
Au lendemain de la primaire remportée par Benoît Hamon, Mme Pécresse a mis en garde contre "une gauche très dangereuse", pointant des "chimères" sur le revenu universel.
"Je ne pense pas que ce soit un adversaire qui puisse être au second tour de l'élection présidentielle", a estimé l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur Europe 1. "Au fond, hier, on a vu l'élection d'un premier secrétaire du PS", a-t-il ironisé.
De son côté, M. Ciotti a reconnu une primaire de la gauche "pas ridicule". "Benoît Hamon sera dans le débat", a-t-il jugé, notant que la gauche avec "trois candidats" aura "du mal à peser".
Des milliers de lycéens ont commencé à manifester mardi dans plusieurs villes de France pour réclamer des moyens, sous haute surveillance des autorités qui ne parviennent pas à faire baisser la température après plusieurs jours de tensions.
Les groupes politiques du Sénat ont présenté la liste de leurs nouveaux membres lundi soir, un peu plus d’une semaine après les élections sénatoriales. Les centristes deviennent la deuxième force politique du palais, après LR. Les Indépendants de Claude Malhuret (Horizons) reculent sensiblement, après plusieurs départs.
Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la sénatrice RN, présidente du groupe Union nationale pour les territoires, Edwige Diaz a fustigé la « bordélisation » et ce qu’elle estime être une « récupération politique » de La France insoumise du mouvement lycéen. Elle s’est par ailleurs montrée très ferme sur le principe du « casseurs-payeurs » au cœur d’un projet de loi bientôt examiné au Sénat.
Invité d’HEC dans le cadre d’un débat organisé par les étudiants de l’école, en partenariat avec Public Sénat, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le mouvement lycéen qui traverse actuellement la France. Dans le contexte du mouvement lycéen, le candidat à l’élection présidentielle dénonce « l’infâme système médiatique » qui veut se « débarrasser » de lui.