La France « n’acceptera aucune ingérence » prévient Ayrault
La France "n'acceptera aucune ingérence que ce soit dans son processus électoral", sous forme de cyberattaques ou de diffusion de...

La France « n’acceptera aucune ingérence » prévient Ayrault

La France "n'acceptera aucune ingérence que ce soit dans son processus électoral", sous forme de cyberattaques ou de diffusion de...
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La France "n'acceptera aucune ingérence que ce soit dans son processus électoral", sous forme de cyberattaques ou de diffusion de fausses informations, venant notamment de Russie, a prévenu mercredi le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

Répondant à l'Assemblée une question du député Olivier Falorni (apparenté PRG), le chef de la diplomatie française a déclaré: "Après ce qui s'est passé aux États-Unis, c'est notre responsabilité de prendre toutes les mesures pour que l'intégrité de notre processus démocratique soit pleinement respectée".

"Nous n'accepterons pas quelque ingérence que ce soit dans notre processus électoral, pas plus de la Russie que de tout autre État. Il en va de notre Démocratie, de notre souveraineté, de notre indépendance nationale", a-t-il ajouté.

"Il faut faire clairement connaître les limites à ceux qui seraient tentés de porter atteinte à ce principe de la non-ingérence, y compris en prenant des mesures de rétorsion quand c'est nécessaire. Aucun État étranger ne peut influencer le choix des Français, ne peut choisir le futur président de la République", a prévenu le ministre.

"La semaine prochaine nous consacrerons une séance exceptionnelle du Conseil de défense pour renforcer les mesures qui sont déjà prises contre les cyberattaques. L'Agence nationale de sécurité est à la disposition des partis politiques et des candidats pour les conseiller, nous prendrons d'autres mesures que nous annoncerons pour garantir l'intégrité de cette consultation populaire", a-t-il conclu.

Des scrutins importants sont prévus en Europe en 2017, notamment en Allemagne et en France, et de nombreux experts, responsables de services de renseignements et politiciens accusent Moscou de vouloir, via des cyberattaques sophistiquées, en influencer les résultats.

L'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, cible de nombreuses attaques informatiques, avait dénoncé mardi la "propagande" des médias pro-Kremlin visant à promouvoir selon elle les candidats de la droite et de l'extrême droite, François Fillon et Marine Le Pen, tous deux partisans d'un rapprochement avec la Russie.

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