La permanence du PS de l’Isère vandalisée à la veille de la primaire
La permanence du PS de l'Isère à Grenoble, qui a déjà été la cible d'une dizaine de dégradations depuis un an, a été vandalisée...

La permanence du PS de l’Isère vandalisée à la veille de la primaire

La permanence du PS de l'Isère à Grenoble, qui a déjà été la cible d'une dizaine de dégradations depuis un an, a été vandalisée...
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La permanence du PS de l'Isère à Grenoble, qui a déjà été la cible d'une dizaine de dégradations depuis un an, a été vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi, à la veille de la primaire élargie du PS.

Les volets extérieurs de la permanence ont été arrachés, des vitres brisées et un message "a voté, saccage primaire" a été inscrit en bleu, accompagné d'une signature illisible, a-t-on appris auprès de la fédération départementale du PS, confirmant une information de France Bleu Isère.

Le saccage s'est déroulé autour de 02H45, selon le système d'alarme du local.

En un an, la permanence a été dégradée une dizaine de fois et a même fait l'objet de tirs au printemps 2016, a souligné auprès de l'AFP Thibaud Pikorki, permanent fédéral.

"J'en suis à ma 12e plainte en un an. Il n'y a pas de caméra de surveillance dans les rues. Maintenant ça suffit cette violence", s'est-il indigné.

"Je n'ai pas envie de dramatiser les choses" (...) "la primaire se passera bien, elle est très bien organisée en Isère, on ne va pas se faire peur", a-t-il néanmoins relativisé.

"Les ennemis de la démocratie ont à nouveau tenté de saccager la fédération PS de l'Isère. Ne jamais céder! #PrimairesCitoyennes", a tweeté samedi le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

"Ces actes violents contre un parti politique n’ont pas leur place en démocratie, ils doivent être unanimement dénoncés", a également fait valoir le PS dans un communiqué.

Pour le député de l'Isère et ancien maire de Grenoble, Michel Destot, "ces actes tout simplement intolérables et nous devons tous les condamner fermement".

La mairie de Grenoble, dirigée par une alliance écologiste-Parti de Gauche-citoyens, a estimé que "la violence, sous toutes ses formes, n'a pas sa place dans le débat public". "Ce climat porte atteinte à la sérénité du débat public, essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie", a souligné Laurence Comparat, co-présidente de la majorité, dans un communiqué tweeté par le maire Eric Piolle (EELV), depuis l'Allemagne où il est en déplacement.

Interrogée par l'AFP sur les mesures de sécurité autour de la permanence socialiste, la mairie a répondu que le quartier Saint-Bruno, où est implanté le local visé, "bénéficie d'un renfort de ronde de police municipale et d'une ronde de la BAC le matin".

L'été dernier, le PS avait annulé pour la première fois de son histoire son université d'été après des mois de dégradations de permanences PS dans plusieurs départements, sur fond de contestations de la loi travail.

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