La région IDF adopte une charte de la laïcité contreversée
La région Ile-de-France a adopté une charte de la laïcité après avoir suscité des débat houleux dans l'hémicycle, l'opposition de...

La région IDF adopte une charte de la laïcité contreversée

La région Ile-de-France a adopté une charte de la laïcité après avoir suscité des débat houleux dans l'hémicycle, l'opposition de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La région Ile-de-France a adopté une charte de la laïcité après avoir suscité des débat houleux dans l'hémicycle, l'opposition de gauche dénonçant une "vision orientée de la laïcité", a-t-on appris vendredi auprès des différents groupes.

La "Charte régionale des valeurs de la République et de la laïcité", adoptée jeudi soir, est "appelée à être respectée par les agents régionaux, les organismes soutenus par la région, et les utilisateurs et usagers des équipements et services publics régionaux" - par exemple dans les îles de loisirs ou lors de rencontres organisées par la Région, a indiqué le vice-président en charge du sport et de la vie associative, Patrick Karam.

"La signature, le respect et la promotion de la charte conditionneront l'attribution de toute subvention régionale", a-t-il ajouté, et les associations et le mouvement sportif seront "amenés à alerter les pouvoirs compétents des situations problématiques et dangereuses", a-t-il précisé.

Mais le texte de la charte a fait l'objet de débats houleux.

Il "met au jour le choix délibéré de l’exécutif d’évincer systématiquement le sujet de la liberté religieuse et d’effacer par là toutes garanties de la libre expression par les usagers de leurs convictions religieuses, syndicales, politiques, philosophiques", a dénoncé le groupe écologiste dans un communiqué.

Même constat pour le Front de gauche, qui a déploré un "document dangereux qui dévoie la loi de 1905" et marque "la volonté de la région d'appliquer la loi de 2004 (encadrant le port de signes religieux à l'école) à tous les espaces régionaux".

"Votre charte est au mieux une rustine usée, au pire un leurre pour faire croire que quelques invocations suffiront à régler un problème que vous n’osez pas nommer", a dénoncé le FN.

Le PS a de son côté déploré que "la réaffirmation de l’interdiction, au sein de la Région, de financer des structures qui visent à empêcher les femmes de recourir à l’IVG ait été repoussée sous la pression de Valérie Pécresse et des élus de Sens commun".

Les Radicaux de gauche ont critiqué "un projet bâclé et bien loin des attentes", affirmant que les mauvaises conditions de débat, au sein de la Commission chargée de rédiger la charte, avaient conduit l’opposition à s'en retirer.

Partager cet article

Dans la même thématique

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le