Le conseil régional d'Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse (LR), a adopté jeudi son plan vélo, destiné à développer la pratique du vélo au quotidien, et à tripler le volume des déplacements à vélo d'ici 2021.
"L'objectif, c'est 2 millions de trajets quotidiens à vélo à l'horizon 2021", a annoncé Stéphane Beaudet, vice-président en charge de transports.
Pour inciter les Franciliens à ces déplacements quotidiens, le plan prévoit le lancement d'un appel à projets sur trois ans, "autour d'un ou plusieurs territoires à fort enjeu régional pour développer la pratique cyclable en prenant en compte l'ensemble des besoins des usagers".
"Il s'agit de passer d'une logique de guichet (à subventions) à une logique de projets de territoire", a déclaré M. Beaudet, qui ne souhaite plus financer quelques mètres de pistes cyclables épars, mais développer plus largement la pratique du vélo "en répondant à l'attente des cyclistes" en matière de sécurité des pistes cyclables (éclairage, fin des coupures urbaines...), de parkings, de panneaux pour mieux se repérer ou de services (information, réparations, locations, etc.).
La région va également "promouvoir l'usage du vélo" pour les agents régionaux.
Avec le syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), la région "envisage de développer la location longue durée de vélos à assistance électrique", et de soutenir l'investissement pour développer de nouveaux équipements collectifs (ateliers de réparation, vélo-école, etc.).
Stéphane Beaudet, le 20 janvier 2016 à Paris
AFP
"Le budget dépendra de la nature des projets proposés", a déclaré M. Beaudet. "Il s'agit d'intéresser les territoires pour qu'on dépense le maximum" pour la pratique du vélo, a-t-il dit.
Le plan a été adopté par tous les groupes, à l'exception du FN, qui s'est abstenu, jugeant qu'il fallait "hiérarchiser les priorités" et qu'il était plus urgent d'améliorer le matériel roulant et le réseau routier.
Pour les écologistes, il s'agit d'un "beau plan vélo, pragmatique et ambitieux", même si les amendements du groupe n'ont pas été retenus, comme "la proposition de créer une prime régionale de soutien à l’acquisition de vélo".
Le PS a aussi regretté que ses amendements, portant sur une étude pour étendre la pratique de la trottinette, ou sur la promotion du "made in France" dans les appels à projet n'aient pas été retenus.
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