La « règle d’or » de Wauquiez (LR): « pas d’augmentation d’impôts » et baisse de la dépense publique
Laurent Wauquiez, favori de l'élection pour la présidence des Républicains (LR), prône, dans un entretien aux Echos, une "règle d...

La « règle d’or » de Wauquiez (LR): « pas d’augmentation d’impôts » et baisse de la dépense publique

Laurent Wauquiez, favori de l'élection pour la présidence des Républicains (LR), prône, dans un entretien aux Echos, une "règle d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Laurent Wauquiez, favori de l'élection pour la présidence des Républicains (LR), prône, dans un entretien aux Echos, une "règle d'or" fiscale pour la droite: "pas d'augmentation d'impôts dans nos programmes" et baisse de la dépense publique.

"La droite doit se donner une règle d'or simple: pas d'augmentation d'impôt dans nos programmes. C'est le seul moyen de retrouver une crédibilité économique. La droite d'Angela Merkel, le parti républicain aux Etats-Unis ou le gouvernement de David Cameron au Royaume-Uni ont baissé les impôts", explique Laurent Wauquiez.

"Comme ils n'ont pas le courage de baisser la dépense publique, trop de politiques jouent au bonneteau fiscal pour donner l'impression de faire quelque chose. C'est ce que fait Emmanuel Macron. J'aurais préféré qu'il finance les baisses de cotisations par une réduction de la dépense publique. Qui va payer l'addition ? Les entrepreneurs. Pour la première fois depuis des années, le coût du travail va augmenter l'an prochain puisque la transformation du CICE en baisse de charges va se traduire par une remontée des prélèvements", a dénoncé le vice-président de LR.

Où baisser la dépense publique ? "Il faut supprimer tous les doublons, nombreux, entre l'Etat et les collectivités. Ensuite, le maquis d'aides sociales coûtant très cher, je propose de fusionner toutes les prestations dans une allocation sociale unique, équivalente au maximum à 75% du SMIC. La seule simplification du traitement administratif permettrait d'"économiser 5 milliards", énumère M. Wauquiez.

Ensuite, "mettre fin à la multiplication des régimes de retraite permettrait aussi d'économiser en gestion 2 milliards. Augmenter le temps de travail des fonctionnaires de 1% ferait économiser 36.000 postes et 1 milliards d'euros".

Par ailleurs, "il faut baisser les charges sur les salaires, et pas seulement sur les petits salaires" pour M. Wauquiez qui dénonce un "découragement de la France qui travaille". "Le niveau des impôts sur la France qui travaille et sur les classes moyennes est extravagant". "La France a augmenté les prestations sociales pour les pauvres et baissé les prélèvements sur ceux qui ont réussi mais, entre les deux, les classes moyennes ont été laminées. Elles sont pourtant le socle d'une démocratie stable".

Favorable à la suppression de l'ISF et à la "flat tax" sur les revenus du capital, M. Wauquiez trouve en revanche "aberrant de distinguer l'investissement dans des entreprises et celui dans l'immobilier. Je ne comprends pas la hargne d'Emmanuel Macron contre l'immobilier, un secteur qui fait vivre des centaines de milliers de personnes".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
2min

Politique

Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet, mais éligible en 2027, elle pourrait être candidate à la présidentielle

Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison ferme dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.

Le

Paris : Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Direct. Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet électronique, et à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 mois avec sursis

A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
2min

Politique

« La justice ne doit avoir qu'une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable », affirme Bruno Retailleau

Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.

Le