La sauvegarde du patrimoine ne se résume pas à la mission Bern, prévient Mézard
La sauvegarde du patrimoine ne se résume pas à la mission de Stéphane Bern, qui a menacé de quitter ses fonctions en évoquant des...

La sauvegarde du patrimoine ne se résume pas à la mission Bern, prévient Mézard

La sauvegarde du patrimoine ne se résume pas à la mission de Stéphane Bern, qui a menacé de quitter ses fonctions en évoquant des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La sauvegarde du patrimoine ne se résume pas à la mission de Stéphane Bern, qui a menacé de quitter ses fonctions en évoquant des moyens financiers jugés frustrants, a estimé samedi Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires.

Chargé l'an dernier par l'Elysée d'une mission de réhabilitation de monuments en péril, M. Bern a prévenu vendredi, dans un entretien aux journaux régionaux du groupe Ebra, qu'il démissionnerait s'il estimait n'être qu'un "cache-misère". Il mettait notamment en regard les investissements pour le Grand Paris, estimés à près de 500 millions d'euros, avec les 15 à 20 millions que doit recueillir son "Loto du patrimoine" lancé lundi.

"Je comprends parfaitement que Stéphane Bern considère que lui, pour sa mission, n'a pas suffisamment de moyens (...), mais il n'y a pas que ces quinze à vingt millions qui sont dirigés sur le patrimoine" par l'Etat, a répondu samedi Jacques Mézard sur la chaîne BFM TV.

Le ministre a mis l'accent sur le plan gouvernemental "Action coeur de ville", destiné à mobiliser plus de cinq milliards d'euros en cinq ans pour ranimer les centres de plus de 200 villes moyennes.

M. Mézard est personnellement visé par M. Bern qui, dans son entretien à Ebra, s'attaque à la loi sur le logement portée par le ministre. Selon lui, elle va permettre de "détruire des quartiers entiers" en affaiblissant le rôle des architectes des bâtiments de France (ABF), corps professoral chargé de surveiller les travaux sur le patrimoine.

"Il ne s'agit pas de supprimer l'avis des architectes des bâtiments de France, il s'agit dans deux cas, antennes de téléphonie mobile et puis habitat indigne, de venir à un avis simple" et donc non contraignant, a détaillé M. Mézard.

"S'il y a encore un grand patrimoine de qualité dans nos villes et nos villages c'est grâce à l'action des collectivités locales", a-t-il insisté. "Les maires ne sont pas irresponsables. Ils ont besoin de l'avis des architectes des bâtiments de France, ils n'ont pas non plus dans certains cas à se soumettre à un pouvoir excessif."

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le