Lagarde: Macron doit « aiguiller » les Français, et « pas seulement les engueuler »
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, conseille à Emmanuel Macron d'"aiguiller" les Français et de ne "pas seulement" être...

Lagarde: Macron doit « aiguiller » les Français, et « pas seulement les engueuler »

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, conseille à Emmanuel Macron d'"aiguiller" les Français et de ne "pas seulement" être...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, conseille à Emmanuel Macron d'"aiguiller" les Français et de ne "pas seulement" être celui qui "les engueule", dimanche dans Atlantico, après les récentes sorties musclées du chef de l'Etat sur les "fainéants" ou le "bordel".

"Je dis au Président de la République: +Vous devez être celui qui les aiguille, pas seulement celui qui les engueule+", estime M. Lagarde, après de récentes déclarations du chef de l'Etat fustigeant les "fainéants", ou le "bordel" que mettraient certains en manifestant.

Cette dernière sortie, lancée après une action de salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S de La Souterraine (Creuse) venus perturber sa visite en Corrèze, a suscité de nombreuses critiques.

M. Lagarde a réagi en outre aux accusations selon lesquelles M. Macron serait le "président des riches". "Je vous dis les choses très clairement: +Président des riches+ c'est un slogan et de la propagande", fait valoir M. Lagarde. "J'invite les Français à ne pas se payer de formule comme nous avons tant l'habitude de le faire".

Selon lui, "il faut regarder chaque mesure, comme nous le faisons à l'UDI. Par exemple, c'est un vrai effort de solidarité nationale que d'augmenter le minimum vieillesse et l'AAH (allocation adulte handicapé) de 100 euros par mois". "Maintenant, c'est important de rappeler au Président de la République qu'il faut qu'il s'occupe des plus fragiles, c'est-à-dire de ceux qui n'ont pas voté pour lui, qui ont peur de la mondialisation et ne savent pas comment s'y adapter et y trouver leur place", conseille-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le