Larcher dit comprendre ceux qui s’interrogent sur « les valeurs de référence du RN et de LFI »
Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a dit mercredi comprendre ceux qui s'interrogent sur "les valeurs de référence du...

Larcher dit comprendre ceux qui s’interrogent sur « les valeurs de référence du RN et de LFI »

Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a dit mercredi comprendre ceux qui s'interrogent sur "les valeurs de référence du...
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Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a dit mercredi comprendre ceux qui s'interrogent sur "les valeurs de référence du Rassemblement national et de La France insoumise", en pleine mobilisation contre l'antisémitisme.

Interrogé sur RTL sur la responsabilité de la classe politique dans le regain d'antisémitisme en 2018, il a dit ne pas savoir si "collectivement on a raté le rendez-vous, parce qu'on est passé d'un antisémitisme qui existe toujours, celui de l'affaire Dreyfus, qui se situe plutôt à l'extrême droite, à une forme d'islamo-gauchisme, radicalisme qui confond juifs et Israël".

Or, "j'ai le droit d'aimer ou de ne pas aimer ou de soutenir ou de ne pas soutenir l'Etat d'Israël, mais sur le fond, parce que je suis un républicain, mes compatriotes juifs sont français, ils appartiennent à la France, ils le sont comme moi", a-t-il plaidé.

Alors que Les Républicains ont estimé lundi que l'exécutif n'était pas assez "lucide" sur les "racines" du "nouvel antisémitisme" que constitue "l'islamisme radical", il a noté qu'"il n'y a pas que l'islamisme radical".

Quant à savoir s'il y a une forme de lâcheté vis-à-vis de cet islamisme, il a estimé que "depuis un certain temps on le nomme", mais que "certains refusent de le nommer".

"Il y a un certain nombre de gens proches de La France insoumise dont je ne peux pas partager aucun des propos (...) Ce sont des révélateurs: quelles sont les valeurs que nous avons en partage. On a vu qui les partageaient hier soir", a-t-il ajouté.

Après les rassemblements de mardi soir contre l'antisémitisme à travers la France, il a noté que "l'union sacrée ne peut pas se faire à un seul moment: il y a des valeurs fondamentales sur lesquelles on doit s'interroger. Je comprends que les formations politiques se soient interrogées sur les valeurs de référence du Rassemblement national et de La France insoumise", a-t-il insisté.

Il a par ailleurs jugé "indispensable" qu'Emmanuel Macron "s'adresse à toute la nation" à propos de la lutte contre l'antisémitisme, une "cause nationale, qui ne concerne pas que la communauté juive".

Le premier vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, a salué le fait que "tout ce qui est de l'ordre du symbole permet de rappeler nos fondamentaux". "Mais le peuple français attend des responsables et des gouvernements qu'ils gouvernent, qu'ils décident, qu'ils agissent", a-t-il remarqué sur Public Sénat.

Alors qu'Emmanuel Macron a promis mardi des actes "forts, clairs" mais aussi de légiférer contre l'antisémitisme, M. Peltier a estimé que ce n'est "certainement pas des lois nouvelles" qu'il faut, car "l'arsenal législatif existe": Emmanuel Macron doit "donner des instructions extrêmement claires à son gouvernement, en particulier son ministre de l'Intérieur, pour faire appliquer les lois et rétablir l'ordre", a-t-il souhaité.

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