Larcher met en garde LREM contre une « tentation hégémonique »
Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a mis en garde mercredi La République en marche contre une "tentation hégémonique" et...

Larcher met en garde LREM contre une « tentation hégémonique »

Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a mis en garde mercredi La République en marche contre une "tentation hégémonique" et...
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Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a mis en garde mercredi La République en marche contre une "tentation hégémonique" et appelle la droite et le centre à relever "le défi démocratique" d'occuper l'espace entre LREM et le RN.

"La tentation hégémonique manifestée par La République en marche, par des propos de ministres, il faut qu'on fasse très attention parce qu'elle pose un problème à la démocratie", a dénoncé sur LCI M. Larcher.

Le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a appelé dimanche les maires de droite à "quitter LR" pour oeuvrer aux côtés de La République en Marche.

Avant lui, l'eurodéputé Gilles Boyer, ancien conseiller d’Édouard Philippe, avait déclaré qu'"un maire qui sera réélu avec l'apport de La République en marche et du MoDem, ce sera un allié du président pour 2022, et un maire élu sans leur apport sera un ennemi du président pour 2022".

"S'il n'y a pas d'autre alternative que La République en marche et le Rassemblement national alors notre démocratie peut être un jour menacée", a expliqué M. Larcher, après avoir annoncé mardi la tenue en octobre d'une "grande convention nationale" de la droite et du centre.

Il leur fixe pour objectif de "préparer une grande alternative que nous proposerons aux Français en partant du local pour aller vers le national, l'inverse de la démarche conduite depuis près de deux ans par le président de la République".

"Si nous ne sommes pas reconstruits, les familles politiques de la droite et du centre, nous conduirons à ce choix binaire qui peut très mal se terminer; nous avons donc une responsabilité de remplir cet espace entre la République en marche et le Rassemblement national, c'est un véritable défi démocratique", a-t-il insisté.

Interrogé sur la possibilité d'alliances avec LREM, le président du Sénat a répondu: "Je ne crois pas que ce soit le sujet aujourd'hui. Le premier des sujets, ça va être les élections municipales, et un maire, ça n'obéit pas à des logiques strictement partisanes".

"Je ne pense pas que le renouveau passe par une coalition, je pense que le renouveau passe par une ouverture des uns par rapport aux autres et dans cette ouverture, ma seule non-ouverture, elle est vers les extrêmes", a-t-il précisé.

Invité à réagir aux propos de Franck Louvrier sur LCI estimant qu'à Marseille, sans alliance entre LREM et LR, le RN gagnerait les municipales, M. Larcher a estimé que "son observation était intéressante; voilà pourquoi je ne ferme rien".

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