Laure Darcos se bat pour le maintien des marchés en Essonne
Dans son département, la sénatrice fait tout pour que les marchés ne ferment pas dans les petites communes. Il n’y a pas, selon elle, plus de risques de contamination que dans les supermarchés.

Laure Darcos se bat pour le maintien des marchés en Essonne

Dans son département, la sénatrice fait tout pour que les marchés ne ferment pas dans les petites communes. Il n’y a pas, selon elle, plus de risques de contamination que dans les supermarchés.
Public Sénat

Par Cécile Sixou

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Si les médias ont montré des marchés bondés à Belleville, ce n'est pas la réalité en Essonne ou en Province ». Pour la sénatrice, il n'y a pas plus de risque de contamination dans un marché ouvert que dans un supermarché. Fermer ces marchés ouverts est « un coup de poignard pour les petits commerçants et la mort annoncée des maraîchers ». La sénatrice a directement contacté Matignon pour que certains de ces marchés restent ouverts, « on est passé de 6 à 11 ». Il faudrait, selon elle, que ce soient les maires, et non les préfets, qui décident au cas par cas s’ils peuvent se tenir dans de bonnes conditions de sécurité : « un maire est totalement responsable et fiable pour prendre cette décision ».


Une tribune contre les violences conjugales

L’autre urgence de Laure Darcos concerne l’aide à apporter aux victimes de violences conjugales. « Vous le vivez, je le vis, le confinement, être 24 heures sur 24 les uns sur les autres, ça peut créer des tensions, alors vous imaginez pour une femme qui a déjà porté plainte mais qui n'a pas réussi à faire partir le mari violent ».
Très vite, la délégation aux droits des femmes à laquelle elle appartient a écrit une tribune signée par 170 sénateurs pour alerter la secrétaire d'État à l'égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa.
« Il fallait pouvoir continuer à accueillir dans des hôtels des femmes qui avaient envie de se sauver, mais aussi garder les alertes des téléphones grand danger ».
Pour la sénatrice, le gouvernement a bien réagi en proposant comme lieu de refuge pour les femmes victimes de violence les pharmacies, « c'est un lieu où les femmes peuvent facilement se rendre et donner l'alerte ».

 

Ça a été un choc d’apprendre sa mort

Laure Darcos connaissait personnellement Patrick Devedjian. « C’était un grand monsieur ». Quand la sénatrice a appris son hospitalisation, elle a échangé par SMS avec sa femme Sophie « elle me disait en effet qu’il allait mieux, donc ça a été un choc d’apprendre sa mort ». Pour la sénatrice, il était important de lui rendre hommage, « c’est la première personnalité politique importante morte des suites du coronavirus ». Même si elle comprend que « cela peut paraître choquant que l’on parle beaucoup de lui » pour des gens qui ont aussi perdu des proches.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le