« Le beau défi » de la France à l’ONU
Marc Semo, journaliste en charge de la diplomatie au Monde, estime que la France a une carte à jouer pour « faire entendre la voix de l’Europe au sein de l’ONU », à la vieille du premier discours du président Macron à l’Assemblée générale de l’ONU.

« Le beau défi » de la France à l’ONU

Marc Semo, journaliste en charge de la diplomatie au Monde, estime que la France a une carte à jouer pour « faire entendre la voix de l’Europe au sein de l’ONU », à la vieille du premier discours du président Macron à l’Assemblée générale de l’ONU.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Gros enjeux pour la France à l’international. Emmanuel Macron va tenir mardi 19 septembre son premier discours, comme président de la République, à l’Assemblée générale des Nations unies, alors que la France va présider le Conseil de sécurité en octobre et que les tensions diplomatiques se multiplient avec la Corée du Nord au sein de la communauté internationale.

Le pays a un pouvoir très important au sein de l’Organisation des Nations unies : « La France sera bientôt, après le départ britannique de l’UE, le seul pays membre de l’Union Européenne, membre permanent du conseil de sécurité et détenteur de l’arme nucléaire avec le pouvoir de dissuasion » explique , au micro d’ « On va plus loin », Marc Semo, journaliste en charge de la diplomatie au Monde : « «[Elle] est le seul pays européen qui dispose de réelles capacités de projection sur des théâtres d’opérations. Donc pour toutes ces raisons la France a un grand pouvoir au sein de l’ONU. Et en plus elle a une vieille tradition diplomatique, qui fait qu’elle est capable de faire des coalitions, qu’elle est capable de faire l’accompagnement diplomatico-politique de ses interventions. Comme on l’a vu sur le Mali. »

Et d’ajouter : « La France dispose finalement d’un pouvoir disproportionné au sein des Nations Unies. C’est à peu près l’instance internationale où elle compte le plus. C’est un héritage de la guerre. Cela c’est joué à très peu, une voix. Notamment celle d’Haïti, grâce à laquelle la France a été membre permanent du Conseil de sécurité en 1945 ».  

Le président de la République sait que ces prochains jours vont être cruciaux et l’occasion pour lui d’imprimer sa marque : « La grande intuition d’Emmanuel Macron, c’est de dire : la France, sa souveraineté passe par l’Europe. Et le rôle de la France est de permettre à l’Europe de devenir le leader du monde libre (…) C’est une idée forte et d’une certaine façon, cette possibilité-là pour la France de faire entendre la voix de l’Europe au sein de l’ONU, c’est un beau défi » conclut le journaliste.

La France et l'Onu : interview OVPL en intégral de Marc Semo, journaliste au Monde
08:29

Entretien avec Marc Semo en intégral

Partager cet article

Dans la même thématique

« Le beau défi » de la France à l’ONU
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le