« Le but n’est d’écraser personne » : Adrien Quatennens défend l’idée d’un groupe NUPES unique
Le député LFI cherche à décrisper ses partenaires de gauche, après le camouflet de la proposition de Jean-Luc Mélenchon. L’ancien candidat à la présidentielle, qui plaide pour un groupe unique de la NUPES, s’est vu opposer un non de la part des autres composantes de l’alliance. Adrien Quatennens se dit par ailleurs ouvert à une présidence tournante de la commission des finances au sein des partis de la NUPES.

« Le but n’est d’écraser personne » : Adrien Quatennens défend l’idée d’un groupe NUPES unique

Le député LFI cherche à décrisper ses partenaires de gauche, après le camouflet de la proposition de Jean-Luc Mélenchon. L’ancien candidat à la présidentielle, qui plaide pour un groupe unique de la NUPES, s’est vu opposer un non de la part des autres composantes de l’alliance. Adrien Quatennens se dit par ailleurs ouvert à une présidence tournante de la commission des finances au sein des partis de la NUPES.
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

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Jean-Luc Mélenchon y voyait un facteur de « clarification ». Au lendemain de législatives décevantes pour sa famille, sa proposition d’un groupe unifié pour les composantes de la Nouvelles Union populaire écologique et sociale (NUPES) a vite fait long feu. Elle a été refusée par tous les partenaires de la France insoumise : Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts ou encore Parti communiste.

Le député du Nord Adrien Quatennens (LFI), dans Audition Publique (Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, en partenariat avec Le Figaro Live) ce 20 juin, a dû colmater les dégâts. Il faut dire que la proposition spontanée de Jean-Luc Mélenchon, formulée devant des journalistes, tranche avec ce qui était l’architecture première de la NUPES. Ses composantes étaient censées conserver un groupe autonome à l’Assemblée nationale, un intergroupe venant chapeauter l’ensemble. « On fait juste une proposition, je ne veux pas qu’il y ait de crispations […] Le but n’est d’écraser personne. Le but est d’être en réaction et à la hauteur des événements face à un groupe du Rassemblement de 90 parlementaires », a affirmé le coordinateur de la France insoumise. Le député du Nord précise ce soir, que LFI compterait « autour de 80 députés » au Palais Bourbon, en intégrant le renfort de parlementaires ultramarins ou divers gauche.

Alors que les partis de gauche se plaignaient parfois des tentations hégémoniques du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, Adrien Quatennens a voulu éviter tout malentendu. « Je veux faire comprendre à nos partenaires que c’est une proposition, qu’elle se discute. Et que si nous la posons dans la discussion aujourd’hui, c’est parce que la situation de ce matin est nouvelle », a-t-il insisté. « Nous pensons que ce serait la meilleure forme d’organisation et que chacun pourrait s’y retrouver ».

Le député a d’ailleurs repris la suggestion de sa collègue Mathilde Panot, de faire vivre les différentes forces de la NUPES sous forme de délégations, sur le modèle des parlementaires européens. La présidente sortante du groupe LFI évoquait également la possibilité d’une présidence tournante.

Une nouveauté ce soir : Adrien Quatennens se dit également ouvert à une présidente tournante pour la commission des finances, dans l’hypothèse où celle-ci reviendrait à la NUPES. « Au sein de la NUPES, on peut l’envisager sans doute », a-t-il répondu.

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