Le Conseil supérieur des programmes veut continuer « sans entrave partisane » après les élections
Le Conseil supérieur des programmes, créé par la loi de 2013 pour concevoir les programmes scolaires, veut poursuivre son action ...

Le Conseil supérieur des programmes veut continuer « sans entrave partisane » après les élections

Le Conseil supérieur des programmes, créé par la loi de 2013 pour concevoir les programmes scolaires, veut poursuivre son action ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le Conseil supérieur des programmes, créé par la loi de 2013 pour concevoir les programmes scolaires, veut poursuivre son action "sans entrave partisane" après les élections, notamment pour revoir les programmes du lycée, a-t-il indiqué jeudi.

Le travail du CSP a été mis en cause par François Fillon qui veut le supprimer, "parce que ses choix et son idéologie ont contribué à l'affaiblissement de notre système éducatif", a déclaré le candidat des Républicains le 9 mars à Besançon.

Depuis la création du CSP, les programmes sont conçus comme un acte "non partisan" qui "ne relève ni des seuls spécialistes de l'éducation, ni du Parlement, ni de l'Exécutif, mais qui implique une diversité des visions et des opinions au sujet de ce que l'on propose aux élèves d’apprendre", a défendu l'instance jeudi dans un communiqué.

Le CSP, composé d'experts, enseignants et parlementaires de gauche comme de droite, a notamment revu les programmes de maternelle, entrés en vigueur à la rentrée 2015, puis les programmes du CP à la 3ème, entrés en vigueur à la rentrée 2016, avec un an de retard. Pour la première fois, ils sont axés sur "ce que l'élève doit apprendre" et non "ce que l'enseignant doit faire".

La tâche du Conseil "est loin d'être terminée", a fait valoir le CSP, présidé par le géographe Michel Lussault. "Il faut donc que le prochain ministère" le laisse "poursuivre et amplifier son action, sans entrave partisane". "Pour produire leurs effets", il faut, selon l'instance, "une stabilité des programmes, des examens et des concours pendant au moins une décennie".

Les nouveaux programmes de l'école élémentaire et du collège avaient été rejetés par la communauté éducative lors d'un vote consultatif.

Le CSP n'a "pas toujours pu repérer et évaluer la puissance des tensions et débats existants dans certains champs disciplinaires et anticiper les usages politiques et polémiques qui instrumentalisent les savoirs scolaires", a-t-il souligné. La première mouture du programme d'histoire a notamment déclenché une levée de boucliers chez certains politiques, intellectuels et historiens.

Le CSP entend "pouvoir concevoir de nouveaux programmes" du lycée, "en posant la question de l'existence et de l'organisation des filières, de la répartition des enseignements" et de l'évaluation par le baccalauréat, ce qui nécessite "un bilan critique de la réforme de 2011".

Il veut aussi plancher sur la formation des enseignants.

Le CSP a regretté l'absence d'évaluation des forces et faiblesses des programmes en vigueur.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le