Le coup de gueule de Filoche : « Si on va dans le mur, demandez pourquoi à Hollande et à Valls »

Le coup de gueule de Filoche : « Si on va dans le mur, demandez pourquoi à Hollande et à Valls »

Il fallait que ça sorte. Gérard Filoche, l’une des figures de l’aile gauche du PS, a laissé éclater sa colère, lundi matin, devant le siège du PS, rue de Solférino, à Paris, au lendemain d’une défaite historique pour les socialistes au premier tour des législatives. « Ça fait 5 ans que je dis on va dans […]
Public Sénat

Par Public Sénat (images : Stéphane Hamalian et Cécile Sixou)

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il fallait que ça sorte. Gérard Filoche, l’une des figures de l’aile gauche du PS, a laissé éclater sa colère, lundi matin, devant le siège du PS, rue de Solférino, à Paris, au lendemain d’une défaite historique pour les socialistes au premier tour des législatives.

« Ça fait 5 ans que je dis on va dans le mur. Alors quand on va dans le mur, ça fait mal. Mais on pouvait changer à tout moment. (…) On pouvait ne pas faire la loi El Khomri, le CICE, ne pas s’engluer dans la déchéance de nationalité. On avait tout, la gauche, en 2012. On avait le Sénat, l’Assemblée nationale, les villes, les régions. Et Hollande nous a tout fait perdre. Hollande, pendant 5 ans, a trahi la gauche. Et pendant 5 ans, la gauche, au lieu de faire une politique de gauche, a fait une politique de droite. Et quand on fait une politique de droite, on perd comme on vient de perdre. J’ai essayé d’éviter ça avec toute la gauche socialiste pendant 5 ans. Mais qu’on ne vienne pas nous dire que nous sommes responsables » a lancé Gérard Filoche, avant le bureau national du PS qui se tenait ce matin (voir la vidéo).

« Si on va dans le mur, demandez pourquoi à Cambadélis. Si on va dans le mur, demandez pourquoi à Hollande et Valls » a continué l’ancien inspecteur du travail, « il ne faut pas confondre. Ce n’est pas la gauche qui est en cause. C’est ce que la droite, à la tête du PS, a fait pendant 5 ans, qui est en cause ». Pour Gérard Filoche, « les socialistes à la Macron, à la Hollande, à la Valls, doivent dégager ».

Pour l’heure, en vue du second tour, il faut « sauver ce qui peut être sauvé entre la France insoumise, EELV, le PCF et le PS anti-Macron. Il faut faire un accord, le plus possible, pour se désister et avoir le maximum de députés pour un groupe parlementaire rouge-rose-vert, indépendant anti-Macron ». Gérard Filoche n’en est pas à son premier coup de gueule. Lors de l’affaire Cahuzac, il avait déjà exprimé son énervement, comme à de nombreuses reprises depuis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le coup de gueule de Filoche : « Si on va dans le mur, demandez pourquoi à Hollande et à Valls »
3min

Politique

Victoire de Glucksmann à la primaire : « Le retour d’une gauche claire, sincère, pro-européenne », se félicite Nicolas Mayer-Rossignol

Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.

Le

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le