Le CSA change les règles du temps de parole des partis
Le CSA a décidé de changer les règles sur le temps de parole à la télévision et à la radio en dehors des campagnes électorales,...

Le CSA change les règles du temps de parole des partis

Le CSA a décidé de changer les règles sur le temps de parole à la télévision et à la radio en dehors des campagnes électorales,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le CSA a décidé de changer les règles sur le temps de parole à la télévision et à la radio en dehors des campagnes électorales, pour tenir compte de la reconfiguration du paysage politique, a-t-il annoncé mercredi.

Jusqu'ici, en vertu de règles fixées en 2009, hors périodes électorales, les temps d'intervention de l'opposition parlementaire à la télévision et à la radio ne pouvaient être inférieurs à la moitié des temps de parole cumulés du chef de l'Etat (lorsque ses propos relèvent du "débat politique national") et de la majorité présidentielle.

Mais, dans une décision publiée jeudi, le CSA annonce qu'il va mettre en place un nouveau système à compter du 1er janvier 2018, en vue de "moderniser la prise en compte des interventions des personnalités politiques, notamment en s'affranchissant des notions de majorité et d'opposition et en assurant une meilleure équité entre les formations politiques".

Les anciennes règles "n'étaient plus adaptées, puisque sous le précédent quinquennat, des partis qui se disaient membres de la majorité votaient des motions de censure. Et dans ce quinquennat, il n'y a non plus une opposition, mais des oppositions et de nature très différentes", a expliqué à l'AFP Sylvie Pierre-Brossolette, qui préside le groupe de travail sur le pluralisme au sein du CSA.

"Nous avons mené des consultations avec toutes les forces politiques concernées dans l'idée de faire bouger les choses, parce que ce système était un peu devenu une usine à gaz qui commençait à vieillir. Il en est ressorti de manière assez consensuelle que nous pouvions passer de la notion majorité/opposition au principe de l'équité, déjà appliqué lors des élections présidentielle et législatives", ajoute-t-elle.

Dans le nouveau système, l'exécutif (président et gouvernement) continuera à bénéficier du tiers du temps de parole total. Les autres interventions devront quant à elles répondre au principe de l'équité, c'est-à-dire qu'elles devront correspondre à la "représentativité" des partis et à leur "contribution à l'animation du débat politique national".

Pour apprécier cette représentativité, les médias audiovisuels devront tenir compte des résultats électoraux, du nombre et du type d'élus, de la taille des groupes parlementaires et des indications des sondages, des critères qui figuraient dans une décision récente du Conseil constitutionnel.

"C'est le système le plus juste qui puisse exister : toutes les oppositions auront leur temps de parole en fonction de leur représentativité, mesurée avec des critères d'équité édictés par le Conseil constitutionnel", a assuré Mme Pierre-Brossolette.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration d’une mairie
5min

Politique

Municipales 2026 : 9 communes sur 10 connaîtront leur maire à l’issue du premier tour

A quelques jours des élections municipales, 93 % des communes présentent seulement une ou deux listes à leurs habitants. Un manque de pluralisme électoral qui ne se traduit pas dans les grandes et moyennes villes comme à Montpellier qui totalise 13 candidats. Les élections municipales, qui ont une incidence majeure sur les élections sénatoriales de septembre prochain, vont sceller le destin de près de 890 000 candidats en lice.

Le

Le CSA change les règles du temps de parole des partis
4min

Politique

Municipales 2026 : à Marseille, le premier tour s’annonce très serré entre le maire sortant de gauche Benoît Payan et Franck Allisio du RN 

A quelques jours du premier tour des élections municipales à Marseille, le maire sortant divers gauche Benoît Payan est au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement National Franck Allisio dans les sondages. Derrière eux, la candidate de la droite et du centre Martine Vassal et le candidat insoumis Sébastien Delogu pourraient se placer en arbitres du scrutin.

Le

Hervé Marseille
3min

Politique

Elections municipales à Paris : « Il est indispensable d’avoir une union dans l’entre-deux-tours entre Dati et Bournazel », réclame Hervé Marseille

Le premier tour des élections municipales se déroule ce dimanche 15 mars et le successeur d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris peine à poindre. Son ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire arrive en tête dans les sondages certes, mais l’hypothèse d’une fusion des listes entre le bloc central et la droite parisienne demeure. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le président du groupe sénatorial Union centriste, Hervé Marseille, enjoint les deux camps à s’unir face à la gauche d’Emmanuel Grégoire.

Le

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le