« Le débat politique a besoin d’apaisement » : Marc Fesneau tire le bilan de la législature

« Le débat politique a besoin d’apaisement » : Marc Fesneau tire le bilan de la législature

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement a fait le bilan de la législature, ce 23 février 2022 sur Public Sénat. Parmi ses regrets, il cite le « manque de temps pour poser les débats parlementaires tranquillement ».
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C’étaient ses dernières questions d’actualité au gouvernement du quinquennat. Les deux chambres du Parlement interrompent leurs travaux en séance plénière pour quatre mois, jusqu’à la fin des élections législatives. Marc Fesneau, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, retiendra de cette législature entamée en 2017 la « densité des travaux » ou encore les « crises » que l’Assemblée nationale et le Sénat ont eues à affronter. « On a assuré la continuité de nos institutions », se remémore l’ancien chef de file des députés MoDem.

Un regret toutefois, malgré le travail accompli. « Le débat politique a besoin d’apaisement, il a besoin de temps, de réflexion », rappelle le ministre. « En général dans le débat parlementaire, on manque souvent un peu de temps pour poser les débats parlementaires tranquillement, et on est soumis trop souvent aux feux de l’actualité, des réseaux sociaux et que tout cela produit une éruptivité qui n’est pas forcément nécessaire dans le débat politique. »

Interrogé sur la date du 5 mars comme date du premier meeting d’Emmanuel Macron, Marc Fesneau n’a ni confirmé, in infirmé la piste du discours à Marseille dans une dizaine de jours. L’instant n’est en tout cas pas à l’engagement dans la campagne pour l’Elysée, selon lui. « Ce n’est pas nous qui provoquons les crises internationales, vous voyez bien qu’il y a un sujet sérieux. Reconnaissons que nous sommes dans des temps qui nécessitent de se concentrer étape par étape. »

Quant aux parrainages que peinent à réunir Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou encore Éric Zemmour, Marc Fesneau a répondu qu’il fallait « prendre cela très au sérieux ». « Il y a un risque d’un certain nombre de candidats qui pèsent lourd dans l’élection en termes de sondages. Il y aurait quelque chose de dangereux, d’un point de vue démocratique, que des courants d’opinion ou des candidats qui drainent de nombreux électeurs, ne puissent pas se présenter. »

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