Le Drian dit « non » à un « axe iranien » au Moyen-Orient
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a rejeté mardi tout "axe" iranien de la "Méditerranée à Téhéran" et...

Le Drian dit « non » à un « axe iranien » au Moyen-Orient

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a rejeté mardi tout "axe" iranien de la "Méditerranée à Téhéran" et...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a rejeté mardi tout "axe" iranien de la "Méditerranée à Téhéran" et demandé le départ des milices iraniennes présentes en Syrie.

"La présence iranienne et la volonté iranienne de faire un axe de la Méditerranée à Téhéran, non !", a-t-il martelé dans une émission spéciale sur la Syrie de Bachar al-Assad qui sera diffusée mardi soir sur la chaîne France 2.

Dans ce pays, "l'Iran apporte ses milices, soutient le Hezbollah (mouvement chiite libanais)", a-t-il rappelé. Le régime de Damas bénéficie aussi de l'appui militaire des Russes qui ont annoncé lundi le retrait d'une "partie significative" de leurs forces en Syrie.

En novembre, le chef de la diplomatie française s'était déjà attiré les foudres de Téhéran en dénonçant une "tentation hégémonique" iranienne au Moyen-Orient, du Liban au Yémen en passant par la Syrie et l'Irak.

La Syrie doit redevenir un "Etat souverain, c'est-à-dire indépendant des pressions, des présences d'autres pays", a insisté Jean-Yves Le Drian.

La montée en puissance de l'Iran chiite suscite de fortes tensions avec ses voisins sunnites et les interrogations de l'Occident.

A la différence des Etats-Unis, qui menacent de remettre en cause l'accord sur le nucléaire iranien, les Européens, France en tête, réclament son maintien mais demandent à Téhéran de revoir son programme balistique et d'avoir une stratégie régionale moins "agressive".

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs pointé la responsabilité de Moscou et Téhéran dans le processus de paix en Syrie.

"L'essentiel des acteurs dans cette affaire ce sont quand même la Russie et l'Iran. Il faut qu'elles mettent leur poids pour aboutir à une solution politique avec les autres membres du Conseil de sécurité" (Etats-Unis, Chine, France et Grande-Bretagne), a-t-il dit.

La Russie doit aussi faire pression sur le président Bachar al-Assad pour qu'il desserre l'étau autour de la Ghouta orientale, près de Damas, où des bombardements du régime ont tué près de 200 civils en novembre.

"Si on peut convoquer Bachar al-Assad à Sotchi (Russie), on peut aussi lui dire d'arrêter (de bombarder) et de permettre que l'aide humanitaire puisse être accessible à tous", a lancé Jean-Yves Le Drian.

Bachar-al Assad n'est "pas la solution" même si les Occidentaux ne font plus de son départ un préalable à toute négociation de paix, a-t-il enfin réaffirmé.

"On dit +on va attendre qu'il s'en aille+ mais il est là, il est soutenu ! C'est un barbare mais il est là", a souligné le ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le