« Le droit de manifester ne doit pas être remis en cause » estime Pierre Laurent
Au micro de « Sénat 360 », Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, réagit à l’annonce faite lundi par Edouard Philippe, d’une future loi anticasseurs.

« Le droit de manifester ne doit pas être remis en cause » estime Pierre Laurent

Au micro de « Sénat 360 », Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, réagit à l’annonce faite lundi par Edouard Philippe, d’une future loi anticasseurs.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe a annoncé lundi de nouvelles mesures visant à durcir les sanctions contre les casseurs et les manifestations non déclarées. « Le gouvernement et la droite sénatoriale, qui a inspiré ce projet, sont complètement hors sujet » réagit le sénateur communiste de Paris, Pierre Laurent.

« Ce n’est pas en empilant une nouvelle loi répressive, après toutes celles qui ont déjà été adoptées (…)  qu’on va résoudre les problèmes (…) Si l’on veut éteindre ces phénomènes de violence, je crois qu’il faut écouter les dizaines de milliers de gens qui, chaque semaine, manifestent pacifiquement dans le pays. Et écouter leurs revendications (…)  Maintenant, il faut prendre des mesures de maintien de l’ordre contre ceux qui cassent et qui (…) très souvent, n’ont strictement rien à voir avec les manifestants eux-mêmes. »

Le sénateur ajoute : « Le droit de manifester doit être préservé. C’est extrêmement important. Il est constitutionnel. Il ne doit pas être remis en cause (…) Il faut faire attention à ne pas créer des outils répressifs qui pourraient être utilisés de manière antidémocratique. Et c’est un danger qui est réel. »

Partager cet article

Dans la même thématique

« Le droit de manifester ne doit pas être remis en cause » estime Pierre Laurent
2min

Politique

Présidentielle : « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent, car ce sera la seule façon de s’opposer aux extrêmes », plaide Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste du Sénat, allié des LR à la Haute assemblée, ne ferme pas la porte à un rapprochement « à un moment donné » avec les sociaux-démocrates, tels que François Hollande ou Bernard Cazeneuve, « un homme tout à fait respectable », afin de battre « les extrêmes », avance le président de l’UDI.

Le

« Le droit de manifester ne doit pas être remis en cause » estime Pierre Laurent
3min

Politique

Crise chez Grasset : la ministre de la Culture ouvre la porte à la création d’une clause de conscience pour les auteurs

Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.

Le

« Le droit de manifester ne doit pas être remis en cause » estime Pierre Laurent
3min

Politique

Audiovisuel public : les nouveaux contrats d’objectifs et de moyens « présentés à l’été au Parlement », affirme Catherine Pégard

Après une commission d’enquête tendue, à l’Assemblée, sur l’audiovisuel public, le président de la commission de la culture du Sénat, Laurent Lafon, regrette que le gouvernement ait abandonné son texte qui créait une holding de l’audiovisuel public. « Je ne crois pas au statu quo », lui a répondu la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Le

« Le droit de manifester ne doit pas être remis en cause » estime Pierre Laurent
2min

Politique

« Ils ont servi la France jusqu’au sacrifice suprême » : le Sénat rend hommage aux deux soldats français tués au Liban

A l’initiative de Gérard Larcher, le Sénat a observé ce mercredi une minute de silence en hommage à Florian Montorio et Anicet Girardin, les deux soldats français victimes d’une embuscade en tant que membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’occasion pour le président du Sénat de renouveler son soutien au gouvernement libanais.

Le