Le FN n’est « pas du tout en train de sombrer » selon Lacapelle
Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations et à l’implantation du Front national, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il a évoqué les dissensions au sein du parti, se montrant plutôt optimiste pour l’avenir.

Le FN n’est « pas du tout en train de sombrer » selon Lacapelle

Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations et à l’implantation du Front national, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il a évoqué les dissensions au sein du parti, se montrant plutôt optimiste pour l’avenir.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le mouvement n’est pas du tout en train de sombrer », assure Jean-Lin Lacapelle. Le Front national a toutefois connu des jours meilleurs. Affaibli par la défaite de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, les frontistes sont divisés sur la ligne Philippot. S’y ajoutent l’exclusion de Jean-Marie Le Pen et l’affaire des assistants parlementaires.

 Le secrétaire national aux fédérations et à l’implantation du Front national dénonce « une justice pas du tout équitable » : « Il y a deux poids deux mesures. La justice a utilisé tous les moyens pour déstabiliser Marine Le Pen. Des cas similaires n’ont jamais été traités. » Il estime que « l’agenda électoral a fusionné avec l’agenda judiciaire » et considère, par conséquent, que la France « n’est pas un pays si démocratique que cela ».

Le 20 juin prochain, deux jours après le second tour des législatives le Front national tiendra son bureau politique. L’occasion de faire le bilan des législatives - les projections accordent au parti une dizaine d’élus – mais aussi d’évoquer les dissensions au sein du parti. D’autant que Jean-Marie Le Pen, exclu du FN en août 2015 mais rétabli comme président d’honneur par la justice, semble vouloir s’inviter.  J'ai été rétabli dans mes droits, par la justice, mais j'attends pour l'instant une convocation officielle que je n'ai pas encore reçue », a-t-il affirmé à l’AFP. « L’exclusion de Le Pen est confirmée. Ce n’est pas une affaire de famille mais de justice », rétorque Jean-Lin Lacapelle.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le