Le FN veut une police de proximité concentrée sur les « cambriolages » et l' »invasion migratoire » avant le « harcèlement »
Le Front national a plaidé mardi pour que la future police de sécurité du quotidien souhaitée par Emmanuel Macron se concentre d...

Le FN veut une police de proximité concentrée sur les « cambriolages » et l' »invasion migratoire » avant le « harcèlement »

Le Front national a plaidé mardi pour que la future police de sécurité du quotidien souhaitée par Emmanuel Macron se concentre d...
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Le Front national a plaidé mardi pour que la future police de sécurité du quotidien souhaitée par Emmanuel Macron se concentre d'abord sur les "problèmes les plus prédominants dans le pays", "deal", "cambriolages" et "invasion migratoire", avant le harcèlement des femmes.

Alors que le chef de l'Etat a annoncé dimanche que la future police de sécurité du quotidien "aura dans ses priorités la lutte contre le harcèlement et en particulier dans les transports", Julien Sanchez, l'un des porte-parole du FN, a estimé lors d'une conférence de presse au siège du parti à Nanterre qu'il "faudrait d'abord qu'elle agisse sur les problèmes les plus prédominants dans le pays".

M. Sanchez a listé le "deal" de drogue, les cambriolages --"c'est aussi comme un viol, car quand on rentre chez soi, on n'a plus rien, et ça c'est un vrai sujet en matière de sécurité"--, et "l'invasion migratoire organisée par le gouvernement".

"Ca, c’est de la proximité, ça, ce sont des problèmes du quotidien pour les Français aujourd'hui" a lancé le porte-parole.

"Le harcèlement de rue", est-il convenu, "ça existe pour beaucoup de femmes aujourd'hui en France, donc une police de proximité peut avoir un sens sur ces questions si on se pose les bonnes questions sur qui sont les agresseurs".

Alors qu'un mot-dièse #balancetonporc appelant à dénoncer le harcèlement sexuel au travail est devenu viral sur Twitter ces derniers jours, M. Sanchez a estimé que "si ça permet de voir des faits réels de portée grave, et d'y donner des suites, tant mieux!"

"Ca doit pas tomber dans la stigmatisation et la dénonciation si c'est pas avéré", a-t-il ajouté.

Pour Sébastien Chenu, député FN du Nord et autre porte-parole du FN, "les personnes qui ont fait ce hashtag mettent le doigt sur une problématique de société crue derrière laquelle il y a beaucoup d'hypocrisie et sur laquelle il serait temps de se pencher".

D'après lui, le "vrai débat" c'est la question de "revenir peut être sur les délais de prescription" en matière de harcèlement ou d'agressions sexuelles, "c’est-à-dire jusqu’à quand on peut dénoncer et de quelle façon".

Le FN "souhaite être du côté de ceux qui libèrent la parole des faibles", a assuré M. Chenu.

Le service d'ordre du parti d'extrême droite a refusé l'accès à la conférence de presse à trois journalistes de l'émission Quotidien (TMC) de Yann Barthès.

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