Le Foll pense que c’est la fin du PS tel qu’il a vécu
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, au sujet de la situation du Parti socialiste, pense que "c’est la fin du PS...

Le Foll pense que c’est la fin du PS tel qu’il a vécu

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, au sujet de la situation du Parti socialiste, pense que "c’est la fin du PS...
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Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, au sujet de la situation du Parti socialiste, pense que "c’est la fin du PS tel qu’il a vécu jusqu’ici", dans un entretien au Parisien mardi.

"Il va falloir se réinventer. Il faudra y réfléchir après les législatives. Dans le moment présent, il faut rester rassemblés et responsables. Sinon, on risque l’éclatement général", explique Stéphane le Foll, qui "pense que c’est la fin du parti tel qu’il a vécu jusqu’ici".

Pour le ministre de l'Agriculture, "ce parti aurait dû se situer durant cette campagne dans une forme de synthèse entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron". "Il va falloir regarder les choses avec beaucoup de lucidité et de responsabilité", prévient-il.

Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, estime qu'"il faut essayer d’imposer le retour à une ligne qui est le socialisme démocratique."

"Et puis, il faut regarder ce que propose Emmanuel Macron. Je trouve que la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, dans un contexte où beaucoup souffrent, est une bonne piste. De même que la réduction du nombre d’élèves par classe dans les zones prioritaires, ou le plan d’investissement à hauteur de 50 milliards d'euros. Enfin et surtout, il a un engagement européen qui est essentiel face aux défis et aux menaces qui pèsent sur le monde", détaille le porte-parole.

Concernant son choix dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle, Stéphane Le foll confirme qu'il "votera Emmanuel Macron" car il "veut la défaite du FN". Et il dit ne pas comprendre les réticences d’une partie de la gauche à voter dimanche pour le candidat d'En Marche !

"Dans le cas présent, l’expression de certains leaders, qui ne clarifient pas leur position, provoque un doute", déplore-t-il.

Le ministre de l'Agriculture, qui ne "croit pas" que Marine Le Pen, la candidate du Front national, puisse être élue, se veut toutefois "prudent, d’autant que le ralliement de l’anti-gaulliste Nicolas Dupont-Aignan change les choses". Et de conclure : "il faut se mobiliser."

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