Le futur congrès des maires dans « une logique de négociation » avec l’exécutif
L'Association des maires de France (AMF) aborde son prochain congrès dans "une logique de revendication et de négociation", après...

Le futur congrès des maires dans « une logique de négociation » avec l’exécutif

L'Association des maires de France (AMF) aborde son prochain congrès dans "une logique de revendication et de négociation", après...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'Association des maires de France (AMF) aborde son prochain congrès dans "une logique de revendication et de négociation", après une année de forte tension entre les collectivités et l'exécutif, a indiqué mercredi son président, François Baroin.

"Nous sortons d'une période d'écoute, d'attention, de bienveillance, pour une logique de négociation avec une plateforme de revendications qui sera l'objet des débats du congrès", du 20 au 22 novembre, a déclaré François Baroin (LR), lors d'une conférence de presse.

"Les tensions sont assez fortes sur une série de sujets", a-t-il souligné, citant notamment les pactes financiers Etat/collectivités pour réduire les dépenses ou la compensation - dont les modalités n'ont pas encore été arrêtées - pour les communes de la suppression de la taxe d'habitation.

Après la quasi-rupture entre l'exécutif et les collectivités fin septembre lors du congrès des régions, Emmanuel Macron a souhaité renouer le dialogue et multiplié les signes en direction des collectivités (communes, régions, départements).

Avec notamment la nomination de Jacqueline Gourault à la tête du ministère de la Cohésion des territoires. "Si elle a les moyens de changer la politique, on s'en félicitera. Si c'est la même politique, ce sera un remaniement pour rien", a affirmé M. Baroin (LR).

André Laignel, vice-président PS de l'AMF, a déploré pour sa part "une année de promesses non tenues", "de recentralisation" et d'"humiliation" des élus locaux.

Le chef de l'Etat est invité comme chaque année à s'exprimer lors du congrès de l'AMF, qui se tient traditionnellement Porte de Versailles à Paris.

Le congrès, qui réunit habituellement plus de 10.000 personnes - élus, entrepreneurs et responsables des services communaux - pendant trois jours, bouclera la série des grands rendez-vous annuels des élus locaux.

A cette occasion, les principales associations d'élus - AMF, Régions de France, Assemblée des départements - afficheront à nouveau leur unité face à l'exécutif.

Parmi les nombreux thèmes abordés, les débats porteront notamment sur les inégalités d'accès aux services publics, la sécurité au quotidien, l'adaptation aux changements climatiques (vague de chaleur, sècheresse...) et les finances locales.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le futur congrès des maires dans « une logique de négociation » avec l’exécutif
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat adopte sa propre version quitte à perturber « l’agenda » de l’exécutif

Mardi soir le Sénat a adopté la proposition de loi soutenue par le gouvernement et visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Néanmoins la Haute assemblée est revenue sur le principe d’une interdiction générale prévue dans la version initiale, pointant son risque d’inconstitutionnalité. Une bataille d’arguments juridiques a marqué la séance. De quoi retarder un engagement pris par le chef de l’Etat.

Le

Illustration Echarpe de Maire tricolore
5min

Politique

Violence envers les élus : « Avec la polarisation de la vie politique, le rapport à la violence a beaucoup évolué » 

Les élections municipales et l’installation des nouveaux maires ont été émaillées par des épisodes de violences : huées à Creil et Mantes-la-Jolie, saccage de la mairie de Fresnes, propos racistes à l’encontre du maire de Saint-Denis. Des faits qui interrogent sur la violence en politique. Un phénomène ardu à caractériser et à étudier, de par son caractère à la fois objectif et subjectif, pour le sociologue Olivier Wieviorka.

Le

Le futur congrès des maires dans « une logique de négociation » avec l’exécutif
6min

Politique

« Education intégrale », non-mixité : Edward Whalley, bras droit de Pierre-Édouard Stérin, défend le modèle éducatif de l’Académie Saint-Louis

Auditionné par la commission d’enquête sur le financement privé de la vie démocratique, Edward Whalley a défendu l’action éducative des fondations de Pierre-Édouard Stérin. Le directeur du Fonds du Bien Commun devrait à nouveau être auditionné par la commission sur les autres activités financées par le fonds.

Le