Le gouvernement augmente son budget pour traiter plus vite la demande d’asile
Le budget "Immigration, asile et intégration" augmentera de 8% l'an prochain, des moyens supplémentaires qui seront...

Le gouvernement augmente son budget pour traiter plus vite la demande d’asile

Le budget "Immigration, asile et intégration" augmentera de 8% l'an prochain, des moyens supplémentaires qui seront...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le budget "Immigration, asile et intégration" augmentera de 8% l'an prochain, des moyens supplémentaires qui seront essentiellement alloués à la réduction des délais d'instruction des demandes d'asile, selon le projet de loi de Finances 2020 dévoilé jeudi.

Les 130 millions d'euros supplémentaires serviront "principalement pour faire face à la dynamique constatée et prévisionnelle de la demande d'asile", qui a augmenté de 22% en 2018 et qui devrait augmenter de 12% en 2019, peut-on lire dans le projet de loi publié à quelques jours d'un débat sur la politique migratoire.

Lors de ce débat parlementaire voulu par l'exécutif, il doit largement être question de l'augmentation de la demande d'asile en France, où plus de 123.000 personnes ont demandé le statut de réfugié en 2018.

Le budget, qui porte à 1,82 milliard d'euros les crédits pour la mission "Immigration, asile et intégration", permettra en particulier d'augmenter "significativement les moyens" de l'Ofpra, l'agence chargée d'étudier la demande d'asile, en portant ses moyens à 92 millions d'euros contre 71 en 2019.

Quelque 200 emplois y seront créés, dont 150 officiers de protection, soit les personnes chargées de faire passer les entretiens aux demandeurs d'asile, "pour concourir à l'objectif cible de réduction à six mois du délai de traitement des demandes".

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le