Le gouvernement se bat pour « les droits de l’homme pauvre », affirme Griveaux
Le gouvernement se bat pour "les droits de l’homme pauvre", qui, "sans doute, n’a pas voté aux dernières élections", a affirmé...

Le gouvernement se bat pour « les droits de l’homme pauvre », affirme Griveaux

Le gouvernement se bat pour "les droits de l’homme pauvre", qui, "sans doute, n’a pas voté aux dernières élections", a affirmé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement se bat pour "les droits de l’homme pauvre", qui, "sans doute, n’a pas voté aux dernières élections", a affirmé dimanche le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux dans une tribune parue dans Le Parisien.

"Dans le pays des droits de l’Homme, nous remettons au cœur de notre combat les droits de l’homme pauvre. Cet homme pauvre, sans doute, n’a pas voté aux dernières élections. Mais c’est pour lui que nous nous battons", écrit-il en conclusion de ce long texte.

Défendant de "nouvelles protections pour chacun" comme "seule solution qui soit à la fois juste et efficace", Benjamin Griveaux dénonce une "faillite de notre modèle social", qui, selon lui, "aide à survivre plutôt que permettre de vivre", et des politiques "limitées à l'achat de la paix sociale à coup de subventions, d'allocations, de compromissions".

Il a cité les "100.000 élèves (qui) sortent de notre système scolaire sans aucun diplôme chaque année", "un chômage endémique" et "9 millions de personnes pauvres, dont 3 millions d’enfants, 4 millions de mal logés et une espérance de vie inférieure de 10 ans pour les plus modestes".

Depuis 20 ans, les gouvernements ont "organisé méthodiquement l’aumône républicaine d’un Etat-providence sans boussole", considère ce membre de la petite équipe à l'origine d'En Marche ! qui gravitait dans l'orbite de Dominique Strauss-Kahn après 2002. Et de critiquer une droite "coupée en deux" sur ces sujets et la création par la gauche de "droits formels".

La lutte contre la pauvreté a été négligée, selon lui, par la classe politique précédente car c'est "un très mauvais investissement électoral". "Sortir les plus fragiles de la précarité prend du temps, des années, parfois une génération", et "les quartiers les plus pauvres enregistrent les plus forts taux d’abstention", développe-t-il.

"A ceux qui, chaque jour, interpellent le gouvernement sur sa jambe sociale et qui voudraient que nous traitions par une dépense publique pavlovienne les symptômes d’un profond malaise social, je veux dire que nous attaquons les inégalités à la racine. Que nous ne jouons pas la prochaine élection, mais la prochaine génération", lance-t-il.

Outre une défense et illustration des réformes engagées, il évoque les prochaines réformes des retraite et du système de santé, qui "dessineront un Etat d’investissement social" et "une société de l’émancipation".

Ces propos, notamment la formule sur "les droits de l'homme pauvre", ont fait bondir certains élus de gauche.

L'une des porte-parole des députés communistes, Elsa Faucillon, a tweeté: "J'hésite entre : +les bras m'en tombent+, +Fichtre+, +je suis au BDR+ (au bout du roulot ndlr) ou +supprime+!" Le député Insoumis du Nord Adrien Quatennens‏a a lancé, sur le réseau social, qu'"on comprend que les cadeaux aux riches, la baisse des #APL, la casse du code du travail, la sélection à l’université... tout ça, c’est pour « l’homme pauvre ». #Macron ce génie stratège spécialiste du coup de billard à trois bandes ! #JoueAuPartiMédiatique"

Partager cet article

Dans la même thématique

Le gouvernement se bat pour « les droits de l’homme pauvre », affirme Griveaux
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le