Le groupe des députés PS doit rester « un sanctuaire », plaide Faure
Le chef de file des députés PS à l'Assemblée Olivier Faure a affirmé mardi devant les élus socialistes que le groupe devait...

Le groupe des députés PS doit rester « un sanctuaire », plaide Faure

Le chef de file des députés PS à l'Assemblée Olivier Faure a affirmé mardi devant les élus socialistes que le groupe devait...
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Le chef de file des députés PS à l'Assemblée Olivier Faure a affirmé mardi devant les élus socialistes que le groupe devait rester "un sanctuaire", malgré la présence en son sein de quatre des cinq candidats déclarés pour briguer la tête du parti lors du congrès d'avril.

"L'ambiance était studieuse et amicale comme chaque semaine" a assuré à l'AFP M. Faure, à l'issue de la réunion de rentrée des députés, alors que sur les trente membres du groupe, dont trois apparentés, figurent quatre des cinq candidats déclarés, dont lui-même et la vice-présidente Delphine Batho, dernière entrée en lice.

M. Faure a dit avoir évoqué en introduction de la réunion les quatre candidatures et souligné "que, de tous temps, le groupe a été un sanctuaire au sein duquel les débats de congrès n’avaient pas lieu de se dérouler".

Cet élu de Seine-et-Marne a ajouté avoir dit "que nous allions tous les quatre en faire la démonstration" ce qui, selon lui, "n’a appelé aucun débat", le reste de la réunion se déroulant "sans la moindre tension".

Le sujet du Congrès a été "évoqué pour ne pas l'évoquer", les députés ayant convenu que le groupe était "un sanctuaire et que la qualité des débats, du collectif, du travail (...) devait demeurer ce qu'il était depuis plusieurs mois", a confirmé l'un des porte-parole du groupe, Boris Vallaud, a confirmé lors d'un point de presse.

Les élus se sont comportés comme "des agneaux", a aussi indiqué une source parlementaire, un participant faisant état d'une "grande sérénité" car "on ne mélange pas les sujets".

Les députés candidats étaient tous présents à la réunion de groupe. Outre Olivier Faure, figuraient ainsi l'ex-ministre Stéphane Le Foll et le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, ainsi que l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, qui s'est lancée lundi à la surprise générale. S'y ajoute la candidature du député européen Emmanuel Maurel.

Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.

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