Le maire de Quimper quitte LR et rejoint le parti Agir
Le maire LR de Quimper, Ludovic Jolivet, a annoncé vendredi qu'il quittait le parti de Laurent Wauquiez, dont il estime qu'il s...

Le maire de Quimper quitte LR et rejoint le parti Agir

Le maire LR de Quimper, Ludovic Jolivet, a annoncé vendredi qu'il quittait le parti de Laurent Wauquiez, dont il estime qu'il s...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire LR de Quimper, Ludovic Jolivet, a annoncé vendredi qu'il quittait le parti de Laurent Wauquiez, dont il estime qu'il s'est placé "dans le sillage des populistes", et qu'il rejoignait la formation de centre droit Agir, dans une lettre consultée par l'AFP.

"Mon parti, Les Républicains, aurait dû non pas se placer ostensiblement dans le sillage des populistes", lors de la campagne des Européennes, estime l'élu breton.

"Ce parti qui a été le mien ne possède désormais ni boussole, ni colonne vertébrale", déplore-t-il.

"Il s'est malheureusement +bunkérisé+, étiolé, et je me sens orphelin d'une droite et d'un centre modernes qu'incarnait en son temps l'UMP", poursuit M. Jolivet, selon qui "le président de la République et le Premier ministre illustrent et développent des idées dont je me sens proche".

Ludovic Jolivet a été élu à la tête du chef-lieu du Finistère lors des dernières élections municipales de 2014.

Il s'était déjà revendiqué comme "Macron-compatible", alors que plusieurs de ses adjoints à la mairie avaient indiqué qu'ils voteraient pour la liste portée par La République en Marche aux élections européennes.

Ce départ des Républicains illustre la profonde crise que connaît le parti depuis son désastre électoral de dimanche, après que la liste menée par François-Xavier Bellamy a essuyé le pire score de la droite républicaine sous la Vè République : 8,48%.

Fragilisé, le patron Laurent Wauquiez a tenté de reprendre la main en suggérant des "états généraux" en septembre.

Mais il doit affronter plusieurs initiatives de cadres de son parti, notamment du président du Sénat, ou de jeunes députés, qui lui ont lancé un ultimatum pour changer la gouvernance de la formation.

D'autres ont en outre plaidé pour une démission du président de LR : après Valérie Pécresse en début de semaine, le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) Philippe Juvin, par ailleurs ancien eurodéputé, a exhorté Laurent Wauquiez à quitter son poste, dans une tribune parue vendredi dans Le Monde.

Agir, fondé par d'ex-LR pro-Macron au lendemain de la présidentielle de 2017, compte une dizaine de députés et cinq sénateurs.

Le parti, présidé par le ministre de la Culture Franck Riester, s'était allié avec LREM pour les élections européennes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Senat : QAG
9min

Politique

Tentative de groupe Nouvelle Energie et de « putsch » contre Claude Malhuret, « psychodrame » : c’est la folle semaine du « mercato » au Sénat

La suite des sénatoriales réserve quelques surprises. Des sénateurs membres de Nouvelle énergie, le parti du candidat à la présidentielle, David Lisnard, ont tenté de créer un nouveau groupe, avec des frondeurs du groupe Les Indépendants, présidé par Claude Malhuret, proche d’Edouard Philippe. L’affaire semble jusqu’ici échouer, mais crée des tensions au Palais du Luxembourg, où la semaine du « mercato » bat son plein.

Le

Sénat 360
4min

Politique

Gérard Larcher réélu à la présidence du Sénat pour la sixième fois

Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a été réélu ce jeudi 1er octobre pour un nouveau mandat de trois ans à la tête de la Chambre haute. Sans surprise, il l’a très largement emporté dès le premier tour, selon les résultats proclamés dans l'hémicycle.

Le

Le maire de Quimper quitte LR et rejoint le parti Agir
3min

Politique

« Ici l'antisémitisme, le racisme, le rejet de l'autre n'ont pas leur place », avertit Gérard Larcher, reconduit à la tête du Sénat 

Invité à réagir aux accusations d’antisémitisme qui visent Jordan Bardella, Gérard Larcher, tout juste réélu président du Sénat, ne veut « pas porter des jugements définitifs sans preuves ». Il assure toutefois vouloir se montrer inflexible devant des propos et des comportements « insupportables », alors qu’un groupe RN-UDR vient de faire son entrée à la Chambre haute.

Le