Le MRC va s’allier à Emmanuel Maurel pour se rapprocher de LFI
Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a annoncé lundi qu'il allait s’allier à Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qui...

Le MRC va s’allier à Emmanuel Maurel pour se rapprocher de LFI

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a annoncé lundi qu'il allait s’allier à Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a annoncé lundi qu'il allait s’allier à Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qui viennent de quitter le Parti socialiste, pour se rapprocher de La France insoumise en vue d'une "liste commune" pour les européennes.

Le MRC a "l'habitude de travailler ensemble avec Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel" et entend "particip(er) à la construction d'une formation politique nouvelle", a déclaré son président, Jean-Luc Laurent, dans un entretien vidéo à la revue Regards.

"Nous sommes en dialogue avec LFI pour regarder les convergences que nous pouvons avoir et puisque nous sommes d'accord et très convergents sur la façon de concevoir l'avenir de l'Europe, nous avons décidé de participer à la recherche d'une liste commune avec LFI pour les européennes", a-t-il ajouté, au lendemain du conseil national du MRC.

Pourquoi ne pas intégrer directement LFI ? Jean-Luc Laurent, qui assure que son parti "ne va pas disparaître", souligne qu'au regard des "convergences qui sont fortes", "le reste viendra de surcroît, ce n'est pas la question du jour".

"Nous avons toujours été favorables au rassemblement de toute la gauche. Nous pensons que la gauche, aujourd'hui en mode puzzle (...), a besoin d'être rassemblée, mais pas rassembler pour rassembler; rassembler sur la base d'idées et de projets et la première étape, c'est la construction de la gauche républicaine", a-t-il ajouté.

"Avec les camarades du MRC qui viennent de voter hier de participer à ce processus, j'entends construire cette maison qui est ouverte à tous ceux qui ont envie de porter haut les valeurs de la République, les valeurs du socialisme et les valeurs de l'écologie", a précisé de son côté sur RFI Emmanuel Maurel, qui assure faire scission avec "à peu près 500 cadres et élus" de l'aile gauche du PS.

Le député européen a annoncé vendredi qu'il quittait le Parti socialiste avec une partie de ses troupes de la motion L'Union et l'espoir. Le lendemain, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann annonçait également son départ d'un PS devenu selon elle "un canard sans tête".

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche qu'ils avaient tous les deux "naturellement leur place" à LFI, y compris sur la liste pour les élections européennes de mai 2019.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le