Des accords et contrats commerciaux ont été signés mardi par les groupes EDF, Bouygues et Safran à l'occasion de la visite du secrétaire général du Parti communiste du Vietnam en France, où il a été reçu à l'Elysée.
"Nous devons être beaucoup plus présents au Vietnam", qui "ne réalise que 1% de ses échanges internationaux avec la France", a déclaré Emmanuel Macron après un déjeuner avec Nguyen Phu Trong, considéré comme le numéro 1 vietnamien.
Le chef de l'Etat a annoncé qu'il se rendrait en 2019 au Vietnam, un pays de près de 100 millions d'habitants dont les succès économiques "sont impressionnants".
A l'occasion de la visite de trois jours de Nguyen Phu Trong en France, le groupe Bouygues a signé un contrat d'une valeur de 1,5 milliard d'euros pour construire et exploiter une ligne de métro de 31 km à Hanoï.
EDF a pour sa part conclu un accord pour entrer dans un consortium pour la construction d'une centrale de gaz LNG de 2.000 MW, Som My 1, dans le sud du Vietnam. "Nous allons accompagner à la transition écologique de ce pays, aux énormes besoins énergétiques", a expliqué Marianne Laigneau, directrice de l'international à EDF, à l'Elysée.
Le groupe Safran a également signé une lettre d'intention pour la livraison de 200 moteurs Leap pour équiper des Boeing 737 d'une compagnie aérienne vietnamienne. Ce contrat d'un montant de 6,5 milliards de dollars sera partagé entre Safran et General Electric dans le cadre d'une société commune.
Lundi, Airbus avait signé un protocole d'accord avec le conglomérat vietnamien FLC Group pour l'acquisition de 24 moyen-courriers A321neo, destinés à la compagnie Bamboo Airways qui doit commencer ses activités en 2019. Le montant au prix catalogue s'élève à 3,1 milliards de dollars.
Emmanuel Macron et le numéro un vietnamien, Nguyen Phu Trong, se réunissent à l'Elysée, le 27 mars 2018
POOL/AFP
Les échanges commerciaux franco-vietnamiens ont progressé ces dernières années (6 milliards d'euros en 2016), largement en faveur du Vietnam, qui a exporté pour 4,5 milliards d'euros en 2016 (textiles, chaussures, téléphones portables...), alors que les exportations de la France s'élèvent à 1,5 milliard.
Par ailleurs le président de la République a annoncé la création d'une "maison de la France" à Ho Chi Minh ville et promis une nouvelle dynamique pour la coopération universitaire ainsi que la francophonie qui "a reculé au Vietnam".
En s'entretenant avec M. Nguyen Phu Trong, M. Macron a évoqué la situation des droits de l'Homme au Vietnam et le cas de blogueurs et de défenseurs des droits humains emprisonnés, selon l'Elysée.
Il a ensuite salué devant la presse "les réformes engagées pour renforcer l'état de droit".
Trois ONG, dont la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), avaient déploré que le N.1 vietnamien soit "reçu comme un chef d'Etat" à l'Elysée alors même qu'il promeut une "idéologie totalitaire".
La visite du dirigeant du Parti communiste s'inscrit dans le cadre du 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques après la guerre entre les deux pays, et du 5e anniversaire de leur partenariat stratégique.
La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.
Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.
Mardi 28 juillet, dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, Sébastien Lecornu a annoncé la prolongation du dispositif d’aide aux « grands rouleurs ».
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.