Le Pen accuse Macron de « complaisance » pour le fondamentalisme islamique
Marine Le Pen a accusé mercredi soir Emmanuel Macron de "complaisance" sur le fondamentalisme islamique au cours d'un vif échange...

Le Pen accuse Macron de « complaisance » pour le fondamentalisme islamique

Marine Le Pen a accusé mercredi soir Emmanuel Macron de "complaisance" sur le fondamentalisme islamique au cours d'un vif échange...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen a accusé mercredi soir Emmanuel Macron de "complaisance" sur le fondamentalisme islamique au cours d'un vif échange sur la sécurité et le terrorisme, lors du débat télévisé d'entre-deux-tours.

Le lendemain de l'attentat sur les Champs-Elysées "vous avez dit +je ne vais pas inventer dans la nuit un programme contre le terrorisme+", a lancé la candidate du Front national à son concurrent. "Non seulement vous n'avez pas de projet, mais en plus vous avez une complaisance pour le fondamentalisme islamiste", a-t-elle poursuivi.

"Vous êtes constamment dans l'invective", lui a rétorqué le candidat d'En Marche!, qui l'a accusée de "porter" la "guerre civile". "Je serai intraitable et je mènerai la lutte sur tous les plans, mais le piège qu'ils (les djihadistes ndlr) nous tendent, c'est celui que vous portez, c'est la guerre civile", a-t-il affirmé.

Un vif échange les avait auparavant opposés à propos de la déchéance de nationalité. "Il faut que l'on expulse tout de suite les +fichés S+ étrangers qui sont sur notre territoire. Tous ceux qui, étrangers sur notre territoire, ont un lien avec le fondamentalisme islamiste, dehors, dehors ! Tous ceux qui sont doubles nationaux, on mettra en œuvre la déchéance nationale", a déclaré Mme Le Pen.

M. Macron a affirmé que "les terroristes que l'on veut combattre, et que j'éradiquerai, ce sont des gens qui se suicident dans les attentats". "Quelqu'un qui est dans cette disposition d'esprit, vous pensez que la déchéance nationale brandie par Mme Le Pen, ça le fait trembler ?", s'est interrogé l'ancien ministre.

Le candidat d'En Marche! a soutenu que la lutte contre la menace terroriste serait sa "priorité" s'il était élu. "Les fichiers S ce sont des fichiers de renseignement", donc "tous les mettre en prison ou hors des frontières n'aurait pas de sens", a-t-il lancé.

"La clé, c'est de renforcer le renseignement", a-t-il estimé, affirmant vouloir "reconstituer les forces de renseignement".

La candidate du FN a estimé qu'"il faut s'attaquer à la racine du mal", qui est selon elle "le développement exponentiel du fondamentalisme islamiste sur notre territoire", notamment "s'attaquer aux associations qui vous soutiennent, comme l'UOIF", une "association islamiste, qui défend le fondamentalisme islamiste".

"Je ne connais pas les dirigeants de l'UOIF, je ne les ai jamais rencontrés, je n'ai pas de relations avec eux", a répliqué M. Macron.

L'Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des frères musulmans), qui fédère 250 associations, défend un islam visible et plutôt conservateur dans la société.

Mme Le Pen avait déjà accusé son concurrent d'En Marche! d'être "entre les mains" de l'organisation musulmane, une accusation qualifiée de "mensonge éhonté" par l'UOIF le 26 avril. "Nous avons du respect à l'égard de monsieur Emmanuel Macron, mais n'avons pas de liens particuliers avec son mouvement", avait écrit l'organisation, qui "appelle à voter massivement pour monsieur Macron et à faire barrage à la menace incarnée par les idées de madame Le Pen".

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS : Rendez-vous Gerard Larcher dans son bureau au Senat.
4min

Politique

[Info Public Sénat] Gérard Larcher officialise sa candidature à la présidence du Sénat dans une lettre aux sénateurs

Sans surprise, le président LR du Sénat officialise sa candidature à sa propre succession, dans un courrier envoyé aux sénateurs LR. Dans son projet intitulé « le Sénat, acteur de la vie politique française », il souligne que la Haute assemblée doit « assurer un contre-pouvoir indispensable à la démocratie ». Une dimension qui devrait être renforcée, en cas de victoire de l’extrême droite à la présidentielle.

Le

ST CLOUD:Socialist candidates-TV debate
5min

Politique

Présidentielle : il y a 20 ans, la première primaire « semi-ouverte » du PS, et déjà Ségolène Royal

À l’occasion du premier débat télévisé entre les cinq candidats de la primaire coorganisée par le PS, ce mercredi 23 septembre, Public Sénat se replonge dans ses archives. Il y a 20 ans, les deux chaînes parlementaires avaient accueilli les trois débats télévisés de la première primaire « semi-ouverte » du PS. Ségolène Royal, encore candidate cette année, faisait alors figure de grande favorite.

Le

Pope Leo XIV Wednesday General Audience – September 23  2026
8min

Politique

La visite du pape enfreint-elle le principe de laïcité ?

L'arrivée du pape Léon XIV pour une longue visite de quatre jours en France suscite plusieurs interrogations sur la compatibilité de son accueil avec le principe de laïcité. Messe géante, restriction de l'accès à l'espace public, achat d'écrans géants par une mairie, et demande de banalisation de la journée d'école de vendredi dans les établissements privés sous contrat… On fait le point.

Le

Sweden NATO
3min

Politique

« Les élections palestiniennes doivent impérativement se tenir », déclare le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot

Durant tout le mois de septembre, la France assure la présidence du Conseil de sécurité des nations unies. Cet après-midi, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’est exprimé au siège de l’ONU devant la presse. IA, sanctions contre l’ex-patronne de la chaîne d’Etat russe RT en France, élections palestiniennes, Ormuz… Le ministre aborde divers sujets internationaux.

Le