Le Pen promet 0,7% du PIB pour « la coopération avec l’Afrique »
Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, a promis mardi soir qu'elle consacrerait 0,7% du PIB français à...

Le Pen promet 0,7% du PIB pour « la coopération avec l’Afrique »

Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, a promis mardi soir qu'elle consacrerait 0,7% du PIB français à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, a promis mardi soir qu'elle consacrerait 0,7% du PIB français à la "coopération avec l'Afrique", lors d'une rencontre à Paris consacrée à la politique africaine.

"Les États africains sont abandonnés, l'aide au développement a drastiquement diminué. Je m'engage à consacrer, avant 2022, 0,7% de la richesse française à la coopération avec l'Afrique", a affirmé Mme Le Pen devant une cinquantaine d'Africains vivant en France ou de Français d'origine africaine.

"Nous veillerons à sa bonne utilisation", a-t-elle promis.

"0,7%, c'est à peu près 15 milliards d'euros, bien plus importants que les 400 millions d'euros actuellement attribués en réalité au développement avec l'Afrique", a-t-elle explicité.

Mme Le Pen, qui a rappelé sa visite auprès du président tchadien Idriss Déby mi-mars, a rejeté les "accusations mensongères" de racisme et de xénophobie, mais aussi d'hostilité envers les Africains.

"Ne croyez pas les oiseaux de mauvais augure qui ne font, par leurs mensonges, que préserver leur rente en manipulant les Africains de France et les Français d'origine africaine", a-t-elle exhorté.

"Ils feraient mieux de regarder le bilan désastreux de leur politique", a-t-elle accusé, s'en prenant à "la Françafrique".

Mme Le Pen s'est dite défenseur de la "souveraineté" de la France et des pays africains, rejetant toute "ingérence" ou "clientélisme", mais se disant prête, si elle est élue, à "aider, pousser, insuffler, influencer pour que des élections libres puissent avoir lieu", alors qu'elle était interrogée sur des pays où des élections ont été contestées comme le Congo, le Tchad ou le Gabon.

Cette rencontre était organisée par un "Collectif des Africains", créé pour l'événement selon l'organisateur Andrea Ngombet, qui a aussi invité Emmanuel Macron.

M. Ngombet, exclu de l'UMP en 2013, a été engagé dans un collectif "Sassoufit", slogan des opposants au "coup d'État constitutionnel" mené en 2015 selon eux par le chef de l'État congolais Denis Sassou Nguesso.

Pendant les manifestations contre le mariage homosexuel, M. Ngombet avait publié différents tweets homophobes, se réjouissant dans l'un d'eux de la mort éventuelle de l'élu et militant associatif Jean-Luc Romero, séropositif depuis 1987. De "l'ironie", s'est-il justifié mardi auprès de l'AFP.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Le Pen promet 0,7% du PIB pour « la coopération avec l’Afrique »
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le

Le Pen promet 0,7% du PIB pour « la coopération avec l’Afrique »
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le