Le Pen promet un « projet de traité simplifié » alternatif à l’UE
Marine Le Pen, présidente du Front national, a promis dimanche au Futuroscope de Poitiers d'élaborer avec ses alliés européens ...

Le Pen promet un « projet de traité simplifié » alternatif à l’UE

Marine Le Pen, présidente du Front national, a promis dimanche au Futuroscope de Poitiers d'élaborer avec ses alliés européens ...
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Marine Le Pen, présidente du Front national, a promis dimanche au Futuroscope de Poitiers d'élaborer avec ses alliés européens "un projet de traité simplifié pour l'Europe", en réponse au discours d'Emmanuel Macron mardi à la Sorbonne.

"Emmanuel Macron nous a fixé deux rendez-vous, janvier 2018 pour le traité de l’Élysée, l'autre aux élections européennes, et comme il nous a fait l'honneur de nous désigner comme ses adversaires, nous relèverons le gant", a affirmé Mme Le Pen, venant conclure deux jours de rassemblement d'élus Front national.

"Dans cette perspective, nous travaillerons avec nos alliés du groupe Europe des nations et des libertés (ndlr: le groupe auquel appartient le FN au Parlement européen) et d'ailleurs, afin d'élaborer un projet de traité simplifié pour l'Europe" a-t-elle annoncé. Ce projet "viendra se substituer aux milliers de pages incompréhensibles actuellement en vigueur."

Pour elle, le chef de l'État "nous engage dans un choix de civilisation, d'une civilisation marchande, nomade, qui pratique (...) la religion de l'économie et organise la privatisation de tout, y compris du vivant", un "projet mondial auquel travaillent les oligarques de notre pays (qui) préparent l'asservissement de l'Homme et l'épuisement de la planète".

"A cela nous opposons une autre voie, celle de la civilisation française et européenne, un projet qui met l'Homme au coeur de toute notre réflexion et de toute notre action, qui fait passer le +nous+ avant le +je+, qui entre le communautarisme en bas et le mondialisme en haut choisit la voie médiane de la nation", et en France "l'Etat-nation", a dit la députée du Pas-de-Calais.

"L'Europe n'a pas attendu le traité de Rome pour exister. L'Europe ne s'est pas faite à Bruxelles mais à Athènes et à Rome. Les pères fondateurs de l'Europe ne sont pas Jean Monnet ou Robert Schuman mais Homère ou Charlemagne et tant d'autres noms illustres qui ont fait vivre l'Europe", a également lancé Mme Le Pen.

Mme Le Pen a aussi évoqué le sujet de la "refondation" de son parti, qui se concrétisera par un congrès en mars à Lille.

Une semaine après le départ de son bras droit Florian Philippot, elle a décrit la politique comme "darwinienne", une "épreuve de survie en milieu hostile": l'objectif est "le pouvoir" et non "la gloire de tel ou tel".

Alors que M. Philippot accuse le FN de "régression terrible" idéologique, Mme Le Pen a affirmé que "s'adapter ne signifie pas se renier mais se mettre en situation de comprendre pour anticiper" et aussi "se poser la question des alliances".

Mme Le Pen a enfin demandé à nouveau aux siens de se préparer à "l'exercice des responsabilités", au-delà de la "culture de contestation" puis "d'opposition" : "il faut nous doter d'une culture de gouvernement" à tous les échelons de pouvoir avec des projets concrets.

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