Le PG en congrès pour raffermir son rôle de « défricheur » au service de LFI
Le Parti de Gauche se réunit en congrès samedi et dimanche à Villejuif (Val-de-Marne) avec la volonté de raffermir son rôle de ...

Le PG en congrès pour raffermir son rôle de « défricheur » au service de LFI

Le Parti de Gauche se réunit en congrès samedi et dimanche à Villejuif (Val-de-Marne) avec la volonté de raffermir son rôle de ...
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Le Parti de Gauche se réunit en congrès samedi et dimanche à Villejuif (Val-de-Marne) avec la volonté de raffermir son rôle de "défricheur" et d'"éclaireur" au service de La France insoumise, ce "mouvement citoyen" devenu "la première force d'opposition à Emmanuel Macron".

Plus d'un an après l'élection présidentielle où "il s'en est fallu de 600.000 voix" pour que "l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon" soit au second tour, "avec de bonnes chances de succès", le PG va soumettre au vote de ses militants "un texte d'orientation", sous les mots d'ordre "Insoumission, République et écosocialisme".

Son objectif: oeuvrer "au renforcement de La France insoumise", qui revendique aujourd'hui "plus de 550.000" inscrits. Sur les dix-sept députés LFI, sept sont également au PG.

"Le PG est un parti politique, tandis que LFI est un mouvement appelé à fédérer le peuple", ont expliqué les deux coordonateurs du parti de Gauche, Eric Coquerel et Danièle Simonnet, jeudi au cours d'une conférence de presse à Paris.

Selon eux, leur congrès doit "montrer l'utilité du PG et montrer l'articulation entre son rôle propre et celui de LFI". "Le PG a un rôle de défricheur et d'éclaireur pour LFI", affirment-ils. "Face au monarque absolu" Emmanuel Macron, son "objectif révolutionnaire reste le même: amener (le peuple) à prendre conscience de sa force, le fédérer contre l'oligarchie financière".

Le congrès proposera également aux militants de voter sur la sortie de leur formation du Parti de Gauche Européen (PGE), auquel appartient notamment Syriza, le parti du Premier ministre grec Alexis Tsipras, "devenu le représentant de la ligne austéritaire en Grèce".

Plus généralement, le texte d'orientation porte un jugement sans concession sur la politique "extrêmement libérale" de M. Macron, "bras armé du capitalisme financiarisé".

"La France selon Macron", c'est "l'alignement définitif sur la violence néo-libérale", selon le PG, qui reproche également au chef de l'Etat "une terrible intransigeance" concernant les migrants, "parfaitement relayée par son ministre de l'Intérieur Gérard Collomb".

"Emmanuel Macron ne s'arrêtera pas là: si rien ne vient contrecarrer et bloquer son projet, c'est une contre-révolution libérale qu'aura subie le pays. Dans quatre ans, la France n'aura structurellement plus le même visage. Ce sont bien ses principes républicains et les conquêtes sociales de la Libération qui seront profondément atteints", lit-on également sur la plateforme.

Pour "s'opposer à Macron et lui succéder", le PG affirme qu'il faut placer le peuple "en position de déterminer son avenir par la Constituante".

npk/chr/nm

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