Le PS demande à la REM de « retirer » les investitures de certains candidats
Le Parti socialiste a appelé jeudi La République en marche à "retirer immédiatement" l'investiture pour les élections...

Le PS demande à la REM de « retirer » les investitures de certains candidats

Le Parti socialiste a appelé jeudi La République en marche à "retirer immédiatement" l'investiture pour les élections...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Parti socialiste a appelé jeudi La République en marche à "retirer immédiatement" l'investiture pour les élections législatives à certains candidats "mis en cause publiquement", pour leur probité ou des propos polémiques.

"Dans un moment où nos concitoyens marquent leur défiance vis-à-vis des responsables publiques, il est indispensable que chacun mette ses actes en adéquation avec ses prétentions", a souligné le PS dans un communiqué.

Dans ce communiqué, le Parti socialiste évoque notamment le cas de Bruno Bonnell, qui se présente face à Najat Vallaud-Belkacem dans la 6e circonscription du Rhône, "dont on apprend qu’il a domicilié son entreprise dans le Delaware - reconnu comme +un paradis fiscal+ - et qu'il aurait pratiqué l’optimisation fiscale en organisant son insolvabilité pour se soustraire aux impôts".

Ces accusations ont été relayées par le journal en ligne Mediacités, alerté notamment par La France insoumise, qui a exhumé un arrêt de la cour d'appel de Lyon de 2011. "De la vieille politique" et de la "pure diffamation", a estimé auprès de l'AFP M. Bonnell mercredi, en affirmant en gage de bonne foi qu'il avait subi "de nombreux contrôles fiscaux".

Le PS a épinglé aussi "Romain Grau, candidat dans la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales, qui ferait l’objet d’une enquête préliminaire" pour harcèlement moral au sein d'une société de maintenance aéronautique, dont il est directeur général près de Perpignan. Véronique Avril, candidate en Seine-Saint-Denis, serait, elle, visée par une même procédure pour avoir loué un appartement insalubre.

"Que penser aussi de ces candidats qui auraient menti sur leur parcours ? Comme par exemple, Houmria Berrada dans la 2e circonscription du Nord qui aurait falsifié ses diplômes ou de Frédéric Petit dans la 7e circonscription des Français de l’Etranger, qui s’est prétendument revendiqué maire alors qu’il ne l’avait jamais été", s'est encore interrogé le PS.

Enfin, le PS s'est indigné des "propos honteux tenus par des candidats s’affichant pourtant comme +progressistes+: de la dénonciation du +mariage pour tous+ par André Dupont, candidat dans l'Ardèche, à la qualification de l'homosexualité comme +une abomination+ par le candidat REM dans la 1re circonscription de Guadeloupe, Olivier Serva".

"Leurs investitures ont pourtant été maintenues", a-t-on déploré rue de Solférino.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le PS demande à la REM de « retirer » les investitures de certains candidats
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Le PS demande à la REM de « retirer » les investitures de certains candidats
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le

Le PS demande à la REM de « retirer » les investitures de certains candidats
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le