Le retour d’une demi-part supplémentaire pour les veuves « n’est pas soutenable », estime Le Maire
Invité de Public Sénat, le ministre de l’Économie a expliqué que l’amendement au projet de loi de finances porté des députés du groupe La République en marche, visant à rétablir une demi-part fiscale supplémentaire, n’était pas compatible avec la logique de réduction des dépenses publiques.

Le retour d’une demi-part supplémentaire pour les veuves « n’est pas soutenable », estime Le Maire

Invité de Public Sénat, le ministre de l’Économie a expliqué que l’amendement au projet de loi de finances porté des députés du groupe La République en marche, visant à rétablir une demi-part fiscale supplémentaire, n’était pas compatible avec la logique de réduction des dépenses publiques.
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Depuis qu’elle a été progressivement supprimée (entre 2008 et 2014), la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux veuves et veufs, pour éviter une augmentation brutale de leur impôt après la mort de leur conjoint, continue de faire débat. Un amendement au projet de loi de finances (PLF) 2019, déposé par des députés de La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, proposait de rétablir ce coup de pouce à travers un système d'assurance contre le veuvage, contre l’avis du gouvernement.

« Je ne pense pas que ce soit aller dans la bonne direction », a réagi Bruno Le Maire. « Pour nos finances publiques, aujourd’hui, il n’est pas soutenable. » Affirmant « tenir le cap », le ministre de l’Économie estime néanmoins que c’est « le rôle de la majorité d’alerter » le gouvernement.

Sous la pression d'un quart du groupe LREM, le gouvernement a finalement accepté de prolonger un dispositif mis en place dans le précédent PLF pour ces contribuables : une exonération de la redevance télévisuelle et un calcul plus favorable de la taxe d'habitation.

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