Marine Le Pen fait sa rentrée officielle devant les militants à Fréjus (Var) ce week-end pour y lancer la bataille des municipales, en attaquant...
Le RN plonge à Fréjus dans les municipales, Macron et 2022 dans le viseur
Marine Le Pen fait sa rentrée officielle devant les militants à Fréjus (Var) ce week-end pour y lancer la bataille des municipales, en attaquant...
Par Anne RENAUT
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Marine Le Pen fait sa rentrée officielle devant les militants à Fréjus (Var) ce week-end pour y lancer la bataille des municipales, en attaquant d'abord Emmanuel Macron et en déroulant ses leitmotivs contre l'immigration et l'insécurité.
Le Rassemblement national entend "poursuivre la reconquête" entamée aux élections européennes, desquelles il est sorti victorieux, et "arriver au pouvoir", a lancé dimanche, très combative, la présidente du parti dans son fief d'Hénin-Beaumont.
Le scrutin municipal, peu favorable au parti d'extrême droite, est une des "marches" à franchir pour parvenir à la première, celle de la présidentielle en 2022, répète le RN, jugé comme le parti qui incarne le mieux l'opposition à Emmanuel Macron, selon un sondage Elabe publié mercredi.
La cheffe du RN entend pour ce faire ouvrir ses listes à des personnalités extérieures au parti, comme à Paris où le RN soutiendra un énarque Serge Federbusch, ou à Carpentras (Vaucluse), où la première place revient à un général à la retraite Bertrand de la Chesnais.
Elle compte aussi sur l'effondrement des Républicains aux européennes pour convaincre élus et militants, qui semblent pourtant davantage tentés par La République en Marche.
Marine Le Pen a fustigé à cet égard les étiquettes qui "valsent" ("des LR deviennent En Marche, des En Marche deviennent LR, des socialistes deviennent En Marche") pour ériger son parti en "véritable socle de solidité, de certitudes".
- Se démarquer de Marion -
Le RN voudrait surtout s'implanter davantage, en irriguant autour de la dizaine de villes déjà conquises, dans ses bastions du Nord-Pas-de-Calais et du pourtour méditerranéen. Y compris avec des conseillers d'opposition susceptibles de se présenter aux élections départementales et régionales de 2021.
Marion Marechal le 14 juin 2019 à Lyon pour le premier anniversaire de l'école de Sciecnes politiques qu'elle a fondée
AFP/Archives
Une étude pour la fondation Jean Jaurès publiée en août voit le RN gagner davantage dans les villes entre 5.000 et 50.000 habitants où il a remporté plus de 35% des voix aux européennes.
Le parti lepéniste aura plus de mal dans les grandes villes, où l'électorat plus riche et plus diplômé ne lui est pas favorable, et les villes très petites, où le RN n'a "pas des forces militantes suffisantes" et "la dédiabolisation est loin d'être achevée".
Contrairement à 2018, Marine Le Pen aura du mal à vanter la capacité à gouverner de ses alliés en Europe, comme la Ligue italienne et le FPÖ autrichien, qui ne sont plus au pouvoir.
La cheffe du RN aura aussi à cœur de se démarquer de sa nièce Marion Maréchal, invitée vedette d'une "convention de la droite" organisée par ses proches à Paris le 28 septembre et jugée par les Français comme la meilleure candidate du RN pour 2022, selon Elabe.
"Ils vont discuter, émettre des idées, c'est positif (...) Mais nous ne sommes pas dans la même démarche: je suis la patronne d’un mouvement politique, ce qui n’est pas le cas de Marion", a rétorqué dimanche Marine Le Pen.
- "L'anarchie migratoire tue" -
Andrea Kotarac, recrue de LFI, en meeting avec le RN le 24 mai 2019 à Hénin-Beaumont
AFP/Archives
Pour sa nièce, la débâcle de LR est "une opportunité" pour "ancrer dans un avenir commun" droite et extrême droite. Mais pour Marine Le Pen, qui juge "dépassé" le clivage droite gauche, il faut rassembler tous azimuts. Sa recrue de la France insoumise, Andréa Kotarac, détaillera à Fréjus "les contradictions" de son ancien parti.
Plus attachée que sa tante aux valeurs sociétales, Marion Maréchal ira manifester le 6 octobre contre l'élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) alors que le RN considère que le débat doit avoir lieu à l'Assemblée, et laisse ses militants "libres" de défiler ou pas.
Tante et nièce partageront toutefois un invité, le chirurgien controversé Laurent Alexandre qui parlera à Fréjus de transhumanisme et ira aussi à la "convention" de fin septembre.
Leur point commun reste de préparer l'alternance à Emmanuel Macron, président "liberticide" pour Marion Maréchal, responsable de "dérives autoritaires", de "l'insécurité généralisée" et d'une "immigration incontrôlée", pour Marine Le Pen.
Des thèmes qu'évoqueront aussi les jeunes RN réunis à Fréjus. Leur responsable Jordan Bardella, également vice-président du parti, s'est rendu mardi à Villeurbanne, près de Lyon, où un migrant afghan est accusé d'une attaque mortelle au couteau pour dénoncer "l'anarchie migratoire (qui) blesse et tue dans notre pays".
La ville de Bourg-en-Bresse est sous le feu des projecteurs, car il y a dans la préfecture de l’Ain une liste qui se réclame de l’union des droites. A sa tête un candidat zemmouriste, soutenu par des élus locaux LR. Avec un objectif, faire tomber le maire socialiste de la ville.
Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.
Le Premier ministre espère toujours parvenir à un compromis avec les principales forces politiques sur le budget. Il a présenté ce vendredi 16 janvier les mesures clefs d’une nouvelle version du projet de loi de finances, issues de ses échanges avec les forces du bloc central et une partie des oppositions.
Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.