Le « silence dans les rangs » de Macron n’est pas du goût de la presse
La communication verrouillée du nouveau président Emmanuel Macron est critiquée vendredi par la presse, qui estime que cela n...

Le « silence dans les rangs » de Macron n’est pas du goût de la presse

La communication verrouillée du nouveau président Emmanuel Macron est critiquée vendredi par la presse, qui estime que cela n...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La communication verrouillée du nouveau président Emmanuel Macron est critiquée vendredi par la presse, qui estime que cela n'empêchera pas les "clashes" au sein de la nouvelle équipe gouvernementale.

Plusieurs sociétés de journalistes ont protesté jeudi, dans une lettre ouverte, contre la décision de l'Elysée de choisir les journalistes autorisés à accompagner le chef de l'Etat vendredi au Mali.

"La communication de l'Elysée est très verrouillée pour éviter le moindre faux pas avant des législatives cruciales", explique le quotidien économique Les Echos.

Chaque ministre "est donc prié de mettre en œuvre la feuille de route qui lui a été assignée, en observant de strictes règles de confidentialité, de discipline et de solidarité", note Gaëtan de Capèle dans Le Figaro, y voyant un "minimum vital pour restaurer une autorité présidentielle réduite en miettes au cours des dernières années".

"En marche (vers les législatives) mais silence dans les rangs", tacle Michel Guilloux dans L'Humanité: "qu’aucune tête ne dépasse, qu’aucune fausse note ne vienne troubler la partition, que rien ne vienne contrarier un tant soit peu la manière absolutiste qu’entend donner l’heureux élu à son règne".

- Couleuvres -

D'après Le Monde, le nouveau président "poursuit sur sa lancée" de la campagne autour du triptyque "transgression + renouvellement + expertise : quand on a trouvé la martingale gagnante, il serait absurde d'en changer".

Certes, "ce quinquennat s'ouvre sous le règne d'une communication ultra contrôlée", note Laure Bretton dans Libération. Mais le "premier plat servi à la table du Conseil des ministres" est "une assiette de couleuvres", ajoute Laurent Joffrin dans son éditorial de Libé. "Celles que les impétrants venus d’ailleurs sont bien forcés d’avaler s’ils veulent adopter le régime macronien".

"Notre-Dame-des-Landes, Ceta, CSG...": Libération fait la liste des "points de friction (qui) ne devraient pas manquer au sein du nouveau gouvernement". D'où le titre de une: "Clash en stock à l'Elysée".

Partager cet article

Dans la même thématique

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
4min

Politique

Sénatoriales : le groupe Écologiste résiste tant bien que mal, mais recule au Sénat

Fragilisés par une série de défaites lors des municipales de mars dernier, les Écologistes abordaient ce scrutin sénatorial sur la défensive. Sept de leurs seize sénateurs étaient renouvelables. Au terme de la soirée, le groupe conserve l'essentiel de ses positions mais accuse trois pertes, tandis qu'un allié insoumis vient étoffer ses rangs.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
7min

Politique

Arrivée historique d’un groupe RN, majorité sénatoriale stable, gauche qui limite la casse et premiers sénateurs LFI : les principaux enseignements des sénatoriales

Malgré quelques surprises, le renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée est marqué par une relative stabilité. Gérard Larcher restera à la tête du Sénat. Mais le scrutin voit surtout l’arrivée du premier groupe RN au Palais du Luxembourg. Une petite révolution.

Le