Lecornu: après le grand débat, propositions et actions « jusqu’à l’été »
Sébastien Lecornu, ministre coanimateur du grand débat national, indique qu'Emmanuel Macron le clôturera en avril, ce qui ouvrira...

Lecornu: après le grand débat, propositions et actions « jusqu’à l’été »

Sébastien Lecornu, ministre coanimateur du grand débat national, indique qu'Emmanuel Macron le clôturera en avril, ce qui ouvrira...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Sébastien Lecornu, ministre coanimateur du grand débat national, indique qu'Emmanuel Macron le clôturera en avril, ce qui ouvrira "le temps des propositions et de l’action, qui se déploieront jusqu’à l’été", dans un entretien au Journal du dimanche.

"En avril, Emmanuel Macron clôturera le grand débat et précisera sa vision en donnant les grands axes de réponse et le sens de la direction à suivre pour le gouvernement. Au début du débat, dans sa lettre, ses questions étaient précises, ses réponses le seront aussi", affirme le ministre chargé des Collectivités territoriales.

Mais la fin du débat, ouvert en pleine crise des "gilets jaunes", "ne signifie pas +circulez, il n’y a plus rien à voir, vous pouvez rentrer chez vous+. Après le temps du débat, après le temps du constat, cette prise de parole marquera le temps des propositions et de l’action, qui se déploieront jusqu’à l’été", ajoute-t-il.

Il faudra "rester dans l’épure de ce qui fait l’ADN du macronisme" mais "l’idée qu’il faudra faire des choses différemment est une évidence", selon M. Lecornu: "Nous pouvons muscler certains thèmes, accélérer ou corriger sur d’autres. Avec humilité". 

Parmi les thèmes qui ont émergé du débat, "il y a bien sûr la fiscalité, la démocratie, la transition écologique, la revalorisation de ceux qui travaillent, l’organisation des services publics" mais "il y aura des surprises pour ceux qui pensaient que le débat allait être corseté", d'après lui. "D’autres thèmes ont émergé" comme "la lutte contre la spéculation, contre les inégalités salariales, l’immigration, la revalorisation du métier d’enseignant ou encore l’accès aux soins".

"Le président se laisse le choix" d'organiser ou non un référendum, assure le ministre.

Il salue la "réussite" de la consultation qui s'achève en théorie mi-mars: "il y a eu 10. 000 réunions en deux mois, 1,4 million de contributions sur la plateforme dédiée, 16.000 cahiers déposés dans les mairies". Et "60 % des réunions organisées l’ont été par des élus locaux", un "pied de nez pour ceux qui, au nom des maires, pensaient que ces derniers ne s’en mêleraient pas ", lance-t-il en citant "certains représentants de la droite sénatoriale, et d’autres comme le vice-président de l’Association des maires de France, André Laignel, (qui) ont parlé trop vite".

Partager cet article

Dans la même thématique

99th Annual Macy’s Thanksgiving Day Parade, New York, USA – 27 Nov 2025
7min

Politique

Dragon Ball Z dans le Val-d’Oise : ce n’est pas un « pas un blanc-seing saoudien » affirme Rachid Temal

Six milliards d’euros d’investissement, trois parcs à thème et des milliers d’emplois annoncés avec le projet porté par l’Arabie saoudite sur l’ancien site de Mirapolis, près de Cergy-Pontoise, pourraient transformer durablement le Val-d’Oise. Présenté comme un projet majeur par Emmanuel Macron, ce plan suscite aussi des questions sur son contenu, ses retombées pour les habitants, les transports, l’environnement et les contreparties attendues.

Le

Grenoble: Olivier Faure JDE Les Ecologistes 2026
5min

Politique

Sénatoriales : l’accord national PS-Ecologistes menacé par les tensions en Seine-Maritime

Socialistes et Ecologistes ont topé sur un accord national pour les sénatoriales à venir en septembre prochain. Mais les Verts menacent de tout envoyer valser, face aux réticences de la fédération PS de Seine-Maritime. Cette dernière préférerait s’extraire de l’accord et ne pas céder la deuxième place de la liste à l’écologiste Bénédicte Martin. La situation est suspendue au conseil fédéral socialiste, prévu ce soir.

Le

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le