Légalisation de l’usage du cannabis : « un débat criminel » pour Solère
Invité de Territoires d’Infos sur Public sénat et Sud Radio, le député Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, a vivement critiqué la volonté de certains candidats de gauche à la présidentielle de légaliser l’usage du cannabis.

Légalisation de l’usage du cannabis : « un débat criminel » pour Solère

Invité de Territoires d’Infos sur Public sénat et Sud Radio, le député Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, a vivement critiqué la volonté de certains candidats de gauche à la présidentielle de légaliser l’usage du cannabis.
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« Ce n’est pas parce que depuis 30 ou 40 ans les choses ne marchent pas qu’il faut rentrer dans une logique de légalisation de la drogue » a-t-il déclaré. « Toute personne qui a vu ça de près sait très bien l’effet dévastateur que cela a dans une société, surtout pour nos jeunes ».

« C’est criminel de la part de Macron ou de Hamon d’engager ce débat-là aujourd’hui dans notre pays, où il y a tant d’échecs scolaires, tant de morts de nos jeunes sur les routes et une hausse des viols, alors qu'on sait qu'il y a un lien avec les prises de ces substances », a-t-il surenchéri.

Il s’est également insurgé contre « un décret du gouvernement qui envisage d’aller distribuer des seringues aux toxicomanes dans les prisons ». « De toute évidence, il faut sevrer les détenus comme toute personne en France sous l’emprise de substance » a-t-il défendu.

Alors qu’un conseil national des Républicains aura lieu le 14 janvier prochain, le porte-parole de François Fillon l’assure, le parti est réuni derrière son candidat. Et en tête des soutiens, l’adversaire de François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre. « Alain Juppé est une autorité considérable dans notre famille politique, et par nature, il est et sera associé à la campagne de François Fillon ».

Thierry Solère : "Alain Juppé est par nature associé à la campagne de François Fillon"
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Thierry Solère s’est également exprimé sur la visite de trois députés en Syrie, dont le Républicain Thierry Mariani, pour y rencontrer Bachar Al-Assad. « Une erreur » selon lui, qui insiste sur le désengagement du parti autour de cette visite. « Je regrette ce déplacement qui n’apporte que de la confusion » a-t-il ajouté.

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