Législatives : démission de Cambadélis après la «déroute sans appel» du PS
Le Parti socialiste abandonne près de 250 sièges à l’Assemblée nationale et tombe sous un niveau inférieur à celui de son plancher de 1993. Le premier secrétaire Jean-Christophe Camabadélis annonce sa démission.

Législatives : démission de Cambadélis après la «déroute sans appel» du PS

Le Parti socialiste abandonne près de 250 sièges à l’Assemblée nationale et tombe sous un niveau inférieur à celui de son plancher de 1993. Le premier secrétaire Jean-Christophe Camabadélis annonce sa démission.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est une déroute sans précédent pour le Parti socialiste et ses alliés, qualifiée de « déroute sans appel » par le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis. Mais ils limitent la casse, contrairement à ce qu’annonçaient les dernières enquêtes d’opinion. Les socialistes conservent 34 sièges à l’issue de ces législatives. Ses alliés du Parti radical de gauche obtiennent 2 sièges, et 13 candidats divers gauche ont été élus, selon l’estimation Ipsos Sopra Steria réalisée pour France Télévisions, Radio France, LCP AN, RFI-France 24 et Le Point.

Le recul est historique : la présence des socialistes à l’Assemblée nationale est divisée par huit. En 2012, le groupe socialiste, républicain et citoyen détenait 295 des 577 sièges du Palais Bourbon (dont 279 socialistes).

« La gauche doit tout changer »

Moins de dix minutes après l’annonce des résultats, le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a annoncé sa démission :

« La gauche doit tout changer, la forme comme le fond, ses idées comme ses organisations. La gauche doit ouvrir un nouveau cycle […] Il s’agit d’une tâche de longue haleine. J’y participerai avec humilité mais je souhaite le faire en étant libre de ma parole. J’accompagnerai ce combat décisif avec volonté mais je ne le ferai pas en tant que premier secrétaire du Parti socialiste. »

Cette défaite électorale est même encore plus dévastatrice pour le PS et ses alliés que celle de 1993. À l’époque, le raz-de-marée RPR-UDF avait ramené le groupe socialiste à 57 membres (dont 5 députés apparentés socialistes).

Une direction collégiale au PS

Dans son intervention, Jean-Christophe Cambadélis a souligné « assumer tranquillement sa part de responsabilité » dans ces résultats, précisant qu'il n'a ni « colère » ni « amertume » dans sa décision. Le premier secrétaire démissionnaire a annoncé qu’une direction collégiale se mettrait en place « dans les plus brefs délais ».

Jugeant le « triomphe d’Emmanuel Macron incontestable » , en insistant sur son « côté artificiel », Jean-Christophe Cambadélis a fait savoir qu’il ne s’agissait pas pour lui « d’organiser une retraite » mais « de permettre une renaissance ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Législatives : démission de Cambadélis après la «déroute sans appel» du PS
6min

Politique

Grande distribution : les syndicats agricoles appellent à « une rémunération digne de ce nom »

Lors d’une table ronde menée par la commission d’enquête sénatoriale sur les marges dans la grande distribution, des syndicats agricoles ont alerté sur le niveau de rémunération des agriculteurs. Au centre des griefs : les négociations menées avec la grande distribution et les industriels, ainsi que la politique des marges qui pénalise les produits français.

Le

[Document] Imposition des plus fortunés : la commission des finances du Sénat exige « une clarification »
6min

Politique

[Document] Imposition des plus fortunés : la commission des finances du Sénat exige « une clarification »

Dans une lettre au ministère de l’Économie, le président de la commission et le rapporteur général de la commission des finances demandent des éléments chiffrés précis, après les déclarations d’Éric Lombard sur les cas de non-imposition sur le revenu chez les plus fortunés. Ils veulent également s’entretenir avec la direction générale des finances publiques.

Le

Paris: Meeting E. Gregoire elections municipales Mairie de Paris
5min

Politique

Municipales à Paris : À la Bellevilloise, la gauche se rassemble sous la bannière « Tout sauf Dati »

Pour son premier grand meeting de campagne, mercredi à la Bellevilloise, le candidat socialiste de la gauche unie (hors LFI) a cherché à s’imposer comme le visage du rassemblement progressiste à Paris. Emmanuel Grégoire a attaqué frontalement la droite et l’extrême droite, tout en admettant que la majorité sortante devait « faire mieux » sur la propreté et la sécurité, un aveu destiné à marquer une inflexion, sans renier l’héritage d’Anne Hidalgo. REPORTAGE

Le