Législatives : Julien Bayou demande à LFI la prise en compte des scores d’EELV aux municipales

Législatives : Julien Bayou demande à LFI la prise en compte des scores d’EELV aux municipales

EELV a demandé à la France insoumise que leur poids lors des élections intermédiaires soit pris en compte pour la préparation d’un accord en vue des législatives. Le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts a également déclaré que 1,2 million d’euros avaient été récoltés depuis dimanche dans le cadre de leur appel aux dons pour rembourser la campagne.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Europe Écologie-Les Verts respire un peu mieux. Depuis l’appel aux dons lancé par Yannick Jadot au soir du premier tour pour rembourser une partie des frais de campagnes, le parti a déjà récolté 1,23 million d’euros. C’est « un immense soulagement », a salué le secrétaire national Julien Bayou, qui parle de la « plus grande collecte en une semaine de l’histoire de l’écologie politique ».

L’objectif du « Jadothon » n’est pas pour autant atteint ce 15 avril. Les écologistes doivent trouver au total deux millions d’euros en cinq semaines, pour rembourser un prêt. « Nous sommes très loin d’être tirés d’affaire », a précisé Julien Bayou, lors d’une conférence de presse. Avec un résultat de 4,6 % dimanche dernier, Yannick Jadot a manqué de peu la barre des 5 %, qui ouvre la voie à un remboursement par l’État jusqu’à huit millions d’euros. Or, les écologistes ont engagé six millions d’euros cette année dans la campagne présidentielle. Les dépenses avaient été freinées dans la dernière ligne droite.

Le « troisième tour » de la présidentielle n’est cependant pas menacé par cette grosse ardoise. Le secrétaire national a assuré qu’une provision avait été réalisée en vue des législatives de juin. « La présence des écologistes n’est pas mise en danger par la situation financière. »

Un « un pacte de non-agression » aux législatives

Les obstacles à franchir avant les législatives sont plutôt politiques à ce stade. Et les contacts se nouent entre EELV et ses partenaires potentiels, pour préparer un accord et éviter la « triste redite de 2017 ». Julien Bayou propose ainsi aux différents partis voisins, et notamment à la France insoumise arrivée en tête dans la gauche dimanche, « a minima un pacte de non-agression » ou « pacte de non-concurrence » et de définir un « socle » de propositions communes. « Se présenter les uns contre les autres » risquerait « de nous neutraliser », a prévenu le dirigeant écologiste.

L’Union populaire de Jean-Luc Mélenchon a également adressé un courrier à EELV, mais aussi aux communistes et au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Dans cet appel, cosigné entre autres par l’eurodéputé Manuel Bompard (directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon) et Mathilde Panot (présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale), les Insoumis posent leurs conditions pour la formation d’une majorité à l’Assemblée en juin prochain. « Sa base doit être un programme commun partagé. Il serait établi à partir de celui qui a recueilli le plus de votes à l’élection présidentielle », ont-ils exigé.

Sur ce point, les écologistes qui s’inquiètent de la tentation « hégémonique » de LFI, préconisent une autre méthode : la prise en compte des résultats intermédiaires du quinquennat, et pas seulement ceux de l’élection présidentielle. Julien Bayou souhaite une « proportionnelle pondérée, lissée, qui prend en compte les résultats des européennes, des municipales, des régionales ». Des scrutins où les Verts ont réalisé des scores bien plus importants qu’il y a cinq jours.

Le secrétaire national a d’ailleurs rappelé aux Insoumis que leur dynamique à la précédente présidentielle (19,58 %) ne s’était pas reproduite aux législatives : à l’arrivée, les Insoumis ont obtenu 3 % des sièges de l’Assemblée nationale. « Elle s’est elle-même empêchée ».

Dans la même thématique

France Macron
10min

Politique

Européennes : comment l’accord entre l’UDI et Renaissance se « deale » au plus haut niveau

Ce sera officiel lors d’un conseil national de l’UDI, le 23 mars, mais le principe a été acté au plus au niveau. Le parti centriste va faire liste commune avec Renaissance pour les élections européennes. Emmanuel Macron a reçu en début d’année le sénateur Hervé Marseille, patron de l’UDI, pour conclure l’accord. Reste à définir les places sur la liste. Pour l’UDI, le nom de l’ex-sénatrice Valérie Létard est cité…

Le