Législatives: le PS n’investira pas de candidat face à Valls
Le Parti socialiste n'investira pas Manuel Valls aux législatives, mais ne mettra pas non plus de candidat face à lui, a affirmé...

Législatives: le PS n’investira pas de candidat face à Valls

Le Parti socialiste n'investira pas Manuel Valls aux législatives, mais ne mettra pas non plus de candidat face à lui, a affirmé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Parti socialiste n'investira pas Manuel Valls aux législatives, mais ne mettra pas non plus de candidat face à lui, a affirmé mardi à l'AFP Christophe Borgel, en charge des élections au PS.

L'ancien Premier ministre se présentera donc sans étiquette dans la première circonscription de l'Essonne. La semaine dernière, la République en marche avait fait savoir qu'elle n'accordait pas l'investiture à M. Valls, mais qu'elle ne lui opposerait pas de candidat.

Le PS précise dans un communiqué que sa commission électorale, qui s'est réunie lundi, a par ailleurs "arrêté que les candidats précédemment investis par le Parti socialiste qui ont dorénavant reçu l'investiture du mouvement la +République En Marche+, sont désormais désinvestis par le Parti socialiste".

En Marche! a investi 18 députés sortants PS, dont une dizaine avait l'investiture du parti, selon le secrétaire national Carlos Da Silva, chargé du développement des fédérations et adhésions, et proche de Manuel Valls.

"Ces candidats verront se présenter face à eux des candidats soutenus par le Parti socialiste, à l'exception de quelques circonscriptions dans lesquelles cela entraînerait presque assurément une victoire du Front national", poursuit le PS.

Le PS n'investira par exemple pas de candidat face à Frédéric Barbier (4e circonscription du Doubs), Brigitte Bourguignon (6e circonscription du Pas-de-Calais) et Françoise Dumas (1ère circonscription du Gard), selon M. Da Silva.

M. Borgel a regretté qu'En Marche! n'ait pas saisi la main tendue du PS pour limiter le nombre de candidatures dans certaines circonscriptions où le FN a obtenu des scores très élevés à la présidentielle.

"Il y a beaucoup d'endroits où ils prennent le risque de faire élire le Front national! C'est vrai du Pas-de-Calais, du Gard, des Pyrénées-orientales, du Nord (...) On passe un peu vite sur le fait que le combat contre le FN ça valait pour le second tour de la présidentielle, mais qu'aux législatives on laisse élire des députés Front national", a-t-il grincé.

Le député de Haute-Garonne (9e circonscription) s'est dit prêt à demander à certains candidats PS de se retirer, tout en jugeant que dans certaines circonscriptions les candidats PS étaient mieux à même de battre le FN que ceux d'En Marche!.

Interrogé sur le cas de Malek Boutih, qui avait fait savoir la semaine dernière qu'il avait demandé l'investiture En Marche!, sans l'obtenir, M. Da Silva a indiqué qu'il pourrait conserver son investiture PS, dans la 10e circonscription de l'Essonne.

Cette décision a indigné la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienneman, située à l'aile gauche du PS. "Le PS n'a pas vocation à être le bagage accompagné d'En Marche!", écrit-elle dans un communiqué cosigné par Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, candidat aux législatives dans l'Essonne.

"Pour les socialistes qui se disent de la majorité présidentielle, on demande qu'il y ait en face un candidat PS, comme pour ceux qui ont l'investiture En Marche!", a-t-elle précisé à l'AFP.

Selon Mme Lienneman, de nombreux socialistes se revendiquent sur leur matériel de campagne de la "majorité présidentielle", photo d'Emmanuel Macron à l'appui. "On ne peut pas être dans la confusion (...) Sur le terrain, il y a plein de socialistes qui disent +ça suffit+", a-t-elle mis en garde.

Le PS a approuvé la semaine dernière une ligne d'"autonomie constructive" pour les législatives.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le

Législatives: le PS n’investira pas de candidat face à Valls
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le