Législatives: Mélenchon accuse Macron d’avoir « rassemblé tout ce qui traînait »
Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise (LFI), a vivement critiqué mardi la stratégie du parti La République en...

Législatives: Mélenchon accuse Macron d’avoir « rassemblé tout ce qui traînait »

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise (LFI), a vivement critiqué mardi la stratégie du parti La République en...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise (LFI), a vivement critiqué mardi la stratégie du parti La République en marche! pour les élections législatives, estimant que le nouveau président Emmanuel Macron avait "rassemblé tout ce qui traînait".

"Voilà l'homme qui a trois candidats par circonscription: le sien qui s'appelle La République En Marche!, quand il en est un (ce parti est en lice dans 461 circonscriptions, selon le ministère de l'Intérieur), celui du PS et celui de Les Républicains. Tous ces gens, pour même pas un plat de lentilles, sont prêts à changer de camp", a-t-il fustigé lors d'un déplacement à Lille pour soutenir les candidats de LFI aux législatives du Nord et du Pas-de-Calais.

"M. Macron avec sa troupe, cette horde, cette meute, ce ramassis, peut espérer avoir formellement un groupe à l'Assemblée mais est-ce que cela fait une majorité à l'Assemblée ? C'est tout l’enjeu de ces législatives qui n'ont jamais été aussi ouvertes", a expliqué M. Mélenchon, lui-même candidat à Marseille.

Selon lui, le vote pour La France insoumise constitue à l'inverse "un choix honnête, raisonnable avec des législateurs et législatrices qui sauront faire leur travail".

Il a également critiqué le gouvernement sur sa volonté de réformer à nouveau le code du travail.

Le député européen s'en est également pris au Front national qui a réalisé des scores très élevés dans la région à la présidentielle, estimant que Mme Le Pen "ne servait définitivement à rien".

"Cette femme, c'est un prétexte: une fois qu'elle arrive" au second tour, "les gens votent n'importe qui plutôt qu'elle. On l'a vue s'empailler, elle n'a pas de programme de gouvernement sérieux, le FN, c'est des va-de-la-gueule!".

A l'issue de sa conférence de presse, M. Mélenchon a eu droit à un bain de foule dans cette ville où il avait été placé en tête lors du premier tour de la présidentielle avec 29,92% des voix devant Emmanuel Macron (25,02%), de nombreux passants scandant son nom ou souhaitant se faire photographier à ses côtés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Législatives: Mélenchon accuse Macron d’avoir « rassemblé tout ce qui traînait »
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le