Législatives partielles: LREM à la peine, Les Républicains et le PS résistent
Les six législatives partielles de ces dernières semaines ont montré la difficulté de La République en Marche à s'ancrer dans les territoires,...
Par Dominique CHABROL
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Les six législatives partielles de ces dernières semaines ont montré la difficulté de La République en Marche à s'ancrer dans les territoires, passé l'élan de la présidentielle, et la résistance des forces politiques traditionnelles, à gauche comme à droite.
Des scrutins marqués par une forte abstention et la tendance des électeurs à reconduire les députés sortants, dont l'élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel.
La large victoire du candidat Les Républicains dimanche dans la 4e circonscription du Loiret (67% des voix contre 33% à sa concurrente LREM) confirme la bonne tenue des partis traditionnels. A Mayotte en revanche, c'est la candidate soutenue par LREM, Ramlati Ali, qui l'a emporté sur le candidat LR.
Principal enseignement de ces premiers tests électoraux depuis la présidentielle 2017: après l'attentisme du début du quinquennat, les candidats LREM ont dû faire face au mécontentement qui s'installe contre la politique du gouvernement.
"Il y a une question de lisibilité des réformes mises en oeuvre, donc de leur acceptation par une partie des électeurs. Les réformes s'enchaînent, mais chacune laisse des traces", analyse François Miquet-Marty, président de l'institut Viavoice.
Les candidats LREM, Lénaïck Adam et Ramlati Ali, ont été réélus en Guyane et à Mayotte, avec une avance accrue par rapport aux scrutins de juin. Mais le parti d'Emmanuel Macron a surtout perdu un grand nombre de voix par rapport à juin à Belfort (1ère), en Haute-Garonne (8e) et dans le Loiret (4e). Et a perdu un siège en février dans le Val d'Oise (1ère).
Les partielles sont toujours difficiles pour le pouvoir en place et la véritable surprise des six scrutins a été la résistance du parti Les Républicains et du Parti socialiste, pourtant victimes du "dégagisme" des législatives 2017.
- Identités politiques fortes -
Joël Aviragnet, ici le 22 juin 2017 à l'Assemblée nationale, a vu son élection invalidée par le Conseil constitutionnel en décembre
AFP/Archives
Dans ce département, Jean-Pierre Door (LR) qui ne l'avait emporté que de 8 voix en juin sur la candidate LREM Mélusine Harlé, en comptait plus de 6.000 d'avance à l'issue du second tour dimanche.
Des succès dans lesquels le président des Républicains Laurent Wauquiez a vu le retour de son parti, malmené en juin par la vague macronienne. Un "message clair" selon lui du rejet par les Français de la politique du gouvernement.
Surprise également côté PS, dont le candidat Joël Aviragnet a sèchement battu celui de LREM mi-mars en Haute-Garonne avec plus de 70% des voix au second tour. "Quelque chose est en train de se passer" a pu se réjouir le patron des députés PS Olivier Faure avant même de prendre officiellement la tête du Parti socialiste.
Une bonne tenue du PS dans laquelle les analystes voient un retour à gauche d'une partie de l'électorat qui avait rejoint Emmanuel Macron en 2017.
"Dans les territoires, il y a quand même des identités politiques qui ne sont pas aussi rapidement balayées", note François Miquet-Marty, pour qui "il y a un net espace pour un socialisme politique et une droite modérée en termes électoraux".
Désillusion en revanche pour Le Front national et La France insoumise, qui n'ont pas réussi à profiter de ces partielles pour étoffer leurs contingents de députés à l'Assemblée nationale.
Le Conseil constitutionnel a annulé pour des motifs divers les résultats de huit scrutins de juin. Deux partielles restent à venir en avril. A Wallis et Futuna, Napole Polutele (app UDI), élu au 1er tour en juin, part archi-favori. Situation plus équilibrée dans la 5e des Français de l'étranger, où la députée LREM sortante, Samantha Cazebonne, disposait d'une confortable avance.
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