Les députés approuvent largement le premier budget Macron
Les députés français ont approuvé mardi à une large majorité le projet de budget 2018 qui traduit plusieurs promesses du...

Les députés approuvent largement le premier budget Macron

Les députés français ont approuvé mardi à une large majorité le projet de budget 2018 qui traduit plusieurs promesses du...
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Les députés français ont approuvé mardi à une large majorité le projet de budget 2018 qui traduit plusieurs promesses du président Emmanuel Macron et vise à revenir dans les clous européens des 3% de déficit.

Pour ce premier passage à l'Assemblée nationale, 356 députés ont voté pour, 175 contre et 27 se sont abstenus sur ce texte comprenant plusieurs mesures emblématiques, comme la transformation de l'impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la seule fortune immobilière (IFI).

En 2018, la France devrait continuer à sortir de la procédure de déficit excessif, où elle se trouve depuis 2009, avec un déficit public de 2,8% du PIB, après 2,9% attendus en 2017.

L'exécutif mise notamment sur 15 milliards d'économies annoncées sur l'Etat, la Sécurité sociale et les collectivités locales.

"Nous mettons en œuvre notre projet de transformation, tout en respectant notre principe de sérieux budgétaire", a salué le chef de file des députés du parti présidentiel La République en Marche, Richard Ferrand, saluant "un acte fondateur" du quinquennat.

Ce fidèle d'Emmanuel Macron a défendu "un budget équilibré qui rémunère mieux le travail et stimule l'investissement".

Socialistes, communistes ou Insoumis (extrême-gauche) ont continué d'opposer les coupes sur les aides au logement ou sur les contrats aidés à la réforme de l'ISF et au prélèvement forfaitaire unique de 30% sur les revenus du capital ("flat tax").

"Jamais un gouvernement n'a donné autant de cadeaux aux plus riches", a dénoncé le député communiste Fabien Roussel.

La majorité fait, elle, le "pari" que la réforme de l'épargne incitera les plus aisés à investir dans l'économie "productive" plutôt que dans la pierre. A l'unisson de LREM, le député du MoDem (centre) Jean-Noël Barrot a défendu un budget "qui revalorise le travail".

Après ces 151 heures de débat et 2.500 amendements examinés en séance, dont 333 adoptés, le marathon va continuer. Après son passage au Sénat, où la majorité de droite fera une version partiellement corrigée, le projet de loi de finances reviendra en nouvelle lecture, puis en lecture définitive d'ici Noël.

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