Les députés de La France insoumise n’iront pas au Congrès lundi à Versailles
Les députés du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale n'iront pas au Congrès convoqué par Emmanuel Macron à...

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Les députés du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale n'iront pas au Congrès convoqué par Emmanuel Macron à Versailles lundi, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre, a annoncé jeudi leur président, Jean-Luc Mélenchon.

"La violence que nous avons subie ne peut pas rester sans réplique, nous la retournons contre ceux qui nous la font subir (...) nous nous rebellons et nous n'irons pas" à Versailles, a déclaré le chef de file de La France insoumise, lors d'un point de presse au Palais Bourbon.

Le groupe LFI rejoint la décision de deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, qui avaient annoncé dès mercredi qu'ils n'iraient pas à la réunion de l'Assemblée et du Sénat en Congrès pour écouter le chef de l’État.

M. Mélenchon a dénoncé un "franchissement de seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle telle qu'elle avait été mise en scène le soir de la Pyramide du Louvre", le 7 mai dernier, qualifiant le discours de M. Macron lundi devant le Congrès de "réunion qui n'a aucun objectif autre que d'entendre le président (...) alors que lui n'écoutera personne".

"Alors même qu'il n'y a aucune conséquence à cette rencontre, nous ne sommes pas dupes", a lancé le député des Bouches-du-Rhône, qui a indiqué, à la suite d'une réunion du groupe LFI jeudi, que celui-ci "envisageait" de se "regrouper, de donner à voir quelque chose" au même moment que le Congrès lundi.

"Si c'était le cas, nous irions sur la place de la République pour faire notre déclaration devant le peuple", ce qui serait selon lui un "symbole plus fort" que celui du discours devant le Congrès à Versailles.

Et d'ajouter au sujet de M. Macron: "Le message essentiel que nous retenons, c'est qu'il parle avant son collaborateur - le Premier ministre - qui viendra nous tenir le même discours le lendemain." Cela prouve selon M. Mélenchon "la prééminence absolue du président de la République".

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